Je veux courir sans transpirer

  
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On continue dans la lignée des hors-série du Syndrome de La Page Noire.

Vous avez été plusieurs à me dire que l’épisode de la semaine dernière était génial mais super mal vendu. Alors je vais essayer de mieux vendre cette fois !

Ce livre n’est pas un livre

Bon… je sais pas si je suis bien parti pour mieux vendre en disant ça ? Mais c’est le plus flagrant. En fait, chaque page est indépendante. L’ensemble garde une cohérence car le thème est dans le titre : C’est à vous de jouer.

Le tout avec une couverture énigmatique et aucun sous-titre.

Mais là où il se démarque c’est sur le design : c’est un bel objet. Chaque page a un design totalement différent, c’est vraiment un foisonnement.

Voilà pourquoi c’est un des seuls livres que je recommande d’avoir en format physique plutôt qu’en format ebook.

Des principes simples mais profonds

Je trouve qu’on ne tombe pas dans ce que je déteste du développement personnel. Les “tu peux le rêver donc tu peux le faire” ou “crois en tes rêves”.

Ici, les conseils sont bien plus ancrés dans le réel et ressemblent aux principes qu’on a vu dans Voler comme un artiste.

Par exemple, sur le Syndrome de la page blanche, il explique que la motivation est un leurre : il faut apprendre à produire sans être motivé, justement. Que la force de l’habitude permet de contourner la question de la motivation.

En ce sens il rejoint aussi le livre The war of Art.

Personne ne demande à courir un marathon sans transpirer

Voilà un des principes de ce livre qui m’a le plus influencé. Reconnaître cette faculté qu’on a : on veut savoir sans apprendre, oser sans stresser, etc.

Alors qu’on n’aurait pas le culot de demander une méthode pour courir sans transpirer. On accepte que transpirer fait partie de l’équation.

Il en va de même avec la peur quand on crée.

Voilà un truc inédit que je dis pas dans le podcast

Je viens de penser à une idée pour te vendre ce résumé. En fait, une de mes difficultés c’est que je dois te donner envie d’écouter sans trop t’en dire pour ne pas trop spoiler. Alors, pourquoi ne pas te partager quelque chose que j’ai coupé au montage pour faire plus percutant mais qui avait sa place ?

Et ce truc c’est la première moitié de la page 84 :

Écrivez jusqu’à ce que vous n’ayez plus peur d’écrire

À vrai dire, vous aurez toujours peur. Que diriez-vous de ceci : écrivez jusqu’à ce que vous écriviez quelque chose dont vous soyez assez fiers pour avoir envie de le partager.

N’hésitez pas. Ne décidez pas que ce n’est pas encore assez bien.

Écrivez, et écrivez encore.

Et quand vous aurez écrit et écrit, vous pourrez juger. Et si ce n’est pas assez bien, continuer d’écrire.

Isaac Asimov se levait tous les jours à 'l’aube et écrivait jusqu’à midi. Tous les jours. Il a publié 299 livres de son vivant, en travaillant régulièrement. Il était lui-même à chaque fois surpris de ses bons résultats.

Pour le coup, Seth Godin s’applique à lui-même ce principe : il a commencé à écrire des trucs très moyens. Mais il s’est fixé d’en écrire un par jour. Depuis 2002 (!) il écrit un mini-article par jour, une sorte de micro-pensée mais encore plus petit.

À titre d’exemple, mes micro-pensées font 300 mots en moyenne. Ses articles font 100 mots en moyenne. C’est donc vraiment tout petit : mais il le fait depuis bientôt 20 ans.

D’ailleurs le design de son blog est resté bloqué en l’an 2002. Parce que ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte c’est d’avoir écrit tous les jours, ce qui lui a permis d’écrire plein de livres. Beaucoup de livres bofs que je n’ai pas réussi à finir, mais au moins trois livres incroyables qui m’ont durablement impacté.

La suite dans le podcast

Si tu veux découvrir d’autres pages du livre, lues et commentées par moi, tu sais ce qu’il te reste à faire : cherche le Syndrome de la Page Noire dans ton application de podcast préférée, ou clique directement sur play ici, ou passe par YouTube :