Vos 10 chansons que je préfère

Mercredi je vous ai demandé de me partager vos découvertes musicales de 2020. Vous m’avez proposé 50 musiques. Je vous jure que j’ai pas triché : vous m’avez vraiment fait un top 50. En vrai, vous en avez proposé un peu plus mais je n’ai compté que les propositions d’une seule musique par personne.

J’ai écouté tout quasiment d’une traite. En me baladant le long du canal Saint-Martin.

Si tu as hâte de découvrir les 50 chansons, tu peux aller directement les découvrir ici :

Découvrir les 50 chansons

Je me suis interdit de réécouter une chanson avant d’avoir tout écouté. Je n’avais pas non plus accès aux paroles. Je prenais note de mes impressions au fur et à mesure.

À la fin j’ai donné une note sur 5. Selon mon impression. Je me suis interdit de réécouter pour noter. Donc certaines notes changeraient. Tout à l’heure sans faire exprès j’en ai réécouté une qui étaient à 1,5/5 et j’ai mis 3,5/5. C’est dire à quel point c’est variable.

Mais je me suis dit que ça me permettait de voir ce que je retenais. Pour compenser un peu le fait que je ne pouvais pas réécouter les chansons. Puisque je n’avais pas le temps. En comptant l’écoute et les pauses, ça fait déjà 9 heures et demie que je travaille sur ce top. Et il va bien falloir que j’aille dormir.

N°1 | Ta reine - Version Orchestrale - Angèle

Je ne connaissais Angèle que de nom. Je connais le personnage médiatique. Mais c’est tout. Pas beaucoup d’a priori en lançant la chanson.

Vraie claque. Non. Aspiration par les tripes. La voix. Cette voix. J’en ai frissonné. Littéralement. Alors que je n’étais même pas encore sorti dans le froid. J’étais encore dans mon appartement. Car c’était au tout début de la liste.

J’ai eu énormément de mal à ne pas remettre.

Je me suis demandé si le titre était une référence au film Mon Roi ? Comme une sorte d’inverse, à tous les niveaux. Puisque Mon Roi décrit une relation hétérosexuelle toxique et qu’ici elle parle d’une projection de relation homosexuelle qui serait meilleure.

Il lui faudra du temps c’est sûr pour oublier tous ses préjugés mais tu voudrais qu’elle soit ta reine ce soir, même si deux reines c’est pas trop accepté. Toi les rois tu t’en fous c’est pas c’qui t’plaît. Si seulement elle savait comment tu l’envisageais, même si t’es une fille.

Peut-être que je divague : je n’ai pas vu le film. Et par pitié ne me spoilez pas dans vos retours, je dois bientôt le voir.

Bref. Ma chanson préférée. En première écoute en tout cas. Mon corps s’en rappelle encore. Comme si j’avais été percuté par une autre âme.

N°2 | Il neige - Voyou

Il y a eu un concours de circonstance. Cette chanson est arrivée pile au moment où j’ai décidé de me mettre à faire des photos du Canal Saint-Martin. J’avais envie d’immortaliser ce moment que je trouvais beau avec les lumières dans l’eau.

Subitement je me suis rappelé que je trouvais Paris belle à mourir.

Du coup cette chanson a vraiment fait office de bande originale. Ça raconte comment on peut soudainement se rappeler qu’une ville est belle. Grâce à de l’eau. Certes, sous forme de neige, mais de l’eau quand même.

Endormie depuis de longs mois, ville on s'agace, quand on parle de toi. L’hiver a duré trop longtemps et les passantes affairées dans tes rues ne te regardent plus, on ne t'aime plus on te traverse sans prendre le temps d'admirer tes talents. Quand d’un coup miracle
il neige et par la force des choses on lève les yeux au ciel et le sourire aux lèvres on te regarde renaître.

N°3 | 1000°C - Lomepal

Dur à classer, car je connaissais déjà. Probablement qu’il aurait été plus haut si je l’avais découvert pour l’occasion. Après tout, Lomepal est mon cinquième artiste le plus écouté en 2020.

J’aime la nonchalance, j’aime le travail d’orfèvre sur le texte, le fait de sortir des limites du rap.

Je dis que je connais. Mais je découvre à l’instant que c’est en featuring avec Roméo Elvis. Je n’avais jamais remarqué qu’il y avait deux personnes qui chantaient.

Ok. Je viens de lire les paroles et le couplet de Roméo Elvis c’est justement celui qui m’a étonné en écoutant. Notamment avec une dose d’humilité qui ne ressemble pas à Lomepal :

J'en menais pas large avant que L'Or Du Commun ne m'ait repéré

Ceci étant dit, j’adore l’écriture de Lomepal. Parfois j’ai juste envie de copier-coller et dire “c’est moi qui ai écrit ça”.

Mais faut pas m'en vouloir, c'est pas méchant, c'est juste que souvent j'en ai rien à
Rien à foutre, pas d'doutes, j'éjacule du style et j'en ai foutu partout

Foutre en ancien français ça veut dire sperme. Du coup c’est dingue de le faire se composer comme ça avec “rien à foutre” puis “foutu”. Le tout pour parler d’art et non de sexe comme on s’y attendrait dans une soirée à 1000 degrés. Même si évidemment, le sexe va venir et est sous-entendu par Roméo Elvis :

On est serrés dans une caisse, trois cent va-et-vient sur Bruxelles-Paris toute l'année.

Je ne sais pas quel niveau d’orfèvrerie il met dans son écriture, mais si j’avais écrit ce texte, j’aurais clairement été capable de rechercher combien de va-et-vient dure en moyenne un rapport sexuel, pour le glisser ainsi et le cacher. Je divague, tu penses ? Pourtant 300 me semble un chiffre crédible. Ça peut pas être que moi qui divague, si ?

J’ai pas pu m’empêcher d’essayer de trouver. Apparemment la moyenne est de 5 minutes (entre 3 et 7 selon un site, 5,4 selon un autre). 5 minutes c’est 5x60 = 300 minutes. Voilà. Tu vas dire que j’exagère… mais je te promets que j’avais pas regardé avant… je découvre en direct. Juré. Je dirais même “craché”.

Il faudrait que je me penche plus sérieusement sur le texte, mais je pense que y’a pas mal de chose à déterrer.

N°4 | Omowi - Aloïse Sauvage

Je n’avais aucune idée de ce que c’était. J’ai donc commencé par :

Oh ? Une meuf qui rap ? Tiens ça sonne comme un mélange entre Chilla et Shay ? Non…en fait j’ai juste pas l’habitude…

Puis je me suis dit que c’était une chanson d’amour.

Attention je vais te spoiler le sujet de la chanson…si tu veux garder l’esprit, va tout de suite l’écouter.

J’entends :

C’est pas avachi sur les clichés qu’on changera les règles

Je me dis que c’est une histoire d’amour contrariée par du racisme. Genre les parents ne veulent pas.

Puis j’entends :

Les pédés sont beaux

Je me dis que j’ai mal entendu. Elle rajoute : "

J’ai oser rêver que tout le monde le voyait. (…) L’arc en ciel grandit. T’es super beau, vas-y

Le doute n’est plus permis. C’est une chanson contre l’homophobie.

Vers magnifique :

Tu veux nous orienter. C’est gentil de proposer. Sans vouloir te vexer, va te faire enculer.

Je ne vais pas me lancer dans une longue analyse de texte, mais je pense que les 5 verbes. l’infinitif ne sont pas choisis au hasard.

Orienter joue sur deux sens : vouloir dicter des règles de vies aux autres comme un conseiller d’orientation, mais aussi celui de l’orientation sexuelle.

Proposer, renvoie au consentement. Ce qui est renforcé par le verbe vouloir juste à côté.

Vexer rappelle que dans toutes les oppressions, ce sont toujours les gens du côté des privilégiés qui se vexent en premier.

Enculer… là encore double sens : la connotation homophobe, mélangée à une dimension d’empowerment. On reprend l’insulte à son compte.

J’aurais encore beaucoup à dire.

On s’cachait, maintenant on s’élève. Ils crachaient, maintenant on riposte. C’est pas en restant sans rien dire qu’on changera la donne.

Après, l’intérêt résidant principalement dans une infraction des codes du rap… probablement que ça ne tiendrait pas la durée. Dans un mois, je ne la mettrai probablement plus dans le top. Mais en première impression c’est un uppercut.

N°5 | Is This Love (Arr. for Guitar) - Richie Aikman, Bob Marley

Je sais que c’est pas objectif : j’ai une passion cheloue pour les cover. Ça épuise mes proches. Un truc moyen-bien, si c’est une cover, je vais trouver ça génial.

Mais c’est mon classement !

J’ai adoré. J’ai dansé devant mon ordinateur en l’écoutant. Tout simplement.

Bien sûr, le fait d’aimer la chanson originale aide beaucoup.

N°6 | Newton’s Cradle - Sean Rowe

Ça groovait, y’avait des sonorités de partout. Lui aussi “éjacule du style”. En stéréo ça rend super bien. Ça arrivait parfaitement dans la liste pour marquer une pause. Je ne m’y connais pas assez dans le genre musical pour faire une critique pertinente mais j’ai eu l’impression que normalement on met pas du violon dans ce genre. Du coup j’aimais bien. Mais si ça se trouve je dis n’importe quoi.

N°7 | Pas très original - Ben Mazué

Probablement que sur la durée ça ne tiendrait pas. Mais en première écoute c’était marrant. Je n’ai ri que deux fois pendant les 3h30 d’écoute. La deuxième fois c’était sur cette chanson. J’ai l’impression que c’est du Grand Corps Malade réussi. D’ailleurs, il faut qu’on parle de Grand Corps Malade.

N°8 | Galicienne - Doudou N’Diaye Rose, Men Ha Tan Gagad

Au début les sonorités étaient antillaises (probablement africaines mais ça me fait penser au Gwo Ka, instrument de Guadeloupe importé d’Afrique par les esclaves). Puis d’un coup on est passé à des sonorités écossaise. C’est tellement loin de ce que j’écoute normalement. Voilà. J’ai aimé ce mélange. Ce dépaysement. Ce repaysement. C’est tout.

J’ai aussi aimé lire Men Ha Tan Gagad qui m’a fait penser à Manhattan Bagdad…et juste au dessus, y’avait une chanson de Red Axes, comme Axelle Red… comme si la chanson Manhattan-Kaboul voulait apparaître.

N°9 | Polaroid Experience - Youssoupha

Je connaissais déjà. Dur de le classer. J’hésite entre plus haut et plus bas. C’est dire à quel point j’hésite. Mais la coïncidence était marrante : j’ai failli te citer ce texte mardi. Dans la micro-pensée “tu veux le prestige ou le bonheur”, je me suis rappelé que Youssoupha avait un vers sur le bonheur. C’est dans cette chanson :

Beaucoup choisissent d'avoir raison, moi j'ai choisi d'être heureux

Mais ce n’était pas exactement l’idée que je développais dans la micro-pensée.

Autre vers qui est déjà dans une micro-pensée en brouillon :

J’étais un fils unique mais j’ai de l’amour fois mille
Tous les gens dans mon public sont aussi de ma famille

Je pense que j’ai pas besoin de t’expliquer pourquoi je m’identifie ?

N°10 | Chen Laden - Freeze Corleone

J’avais déjà entendu ce son car j’avais écouté l’album pour me faire une idée lors de la polémique. Mais je n’avais pas vraiment écouté attentivement. C’était l’occasion.

On retrouve la formule Freeze Corleone : des règles enfreintes bizarrement mais volontairement.

Par exemple, les fautes de français volontaire. Il dit régulièrement “comme si j’suis” au lieu de “comme si j’étais”.

Ou encore le fait de faire rimer deux fois les mêmes mots.

Chen Laden dans l'complot depuis les deux tours
Avance, deux tours, de retour comme Gandalf dans Les Deux Tours

Lin rose comme Boubou

Fonce-dé sous boue, s/o Shone dans la McLaren en boubou

Ou encore le fait de donner l’impression qu’il n’arrive pas à rapper dans les temps, alors qu’il retombe toujours sur ses pattes.

Le tout sur une prod traumatisante qui accompagne bien la violence des propos.

J'fais l'travail proprement : j'mets la bâche, j'tue la prod et j'vérifie qu'j'laisse pas d'sang

Négro, chaque jour, fuck la famille Bush en entier comme à Bagdad

L’anecdote qui sert à rien : il a dit “j'y vais tout droit comme un motard” et au même moment un gros scooter m’a dépassé sur le trottoir


Les mentions spéciales

Maintenant que le top est fait, prenons le temps de revenir sur quelques autres titres qui m’ont fait impression.

Celle qui était presque dans le top : Moun an mwen - Mynyctis

J’ai beaucoup aimé les instruments et le fait de faire une chanson d’amour pas trop cliché. C’est une des deux seules fois où j’ai ri en écoutant.

Ansanm nou ké fimé kanabis douvan Netflix

=> Ensemble on fumera du cannabis devant Netflix.

Je sais pas pourquoi, je trouve que ça capture vraiment bien un moment amoureux. Dans sa banalité (Netflix) mais aussi dans sa folie à deux, sa complicité unique (le cannabis).

Celle que je venais de découvrir : Blue Lights - Jorja Smith

Par hasard, je l’avais découverte samedi dernier. Parce que je suis en train d’écrire un article sur les violences policières. J’ai donc écouté des chansons qui en parle. Et je suis tombé sur une chanson du rappeur Dosseh qui fait un remix de cette chanson. Remix qui dénonce la violence policière et qui se sert du “blue light” comme allégorie du gyrophare.

Je ne sais pas si cette chanson parle vraiment de la police, d’origine. J’ai l’impression que oui car j’ai cru entendre : “Part 2 shook one” qui est le titre d’une chanson de Mobb Deep qui parle de délinquance.

Celle que j’ai détesté : Mesdames - Grand Corps Malade

De base, je n’aime pas Grand Corps Malade. Je trouve que c’est vraiment le rap fainéant. Et ça faisait rager de voir quelqu’un avec des textes aussi pauvres être invité sur les plateaux parce que c’est plus respectable que du rap.

Mais là… rien n’allait ? C’était du machisme bienveillant, déguisé en allié féministe. Comme je ne suis pas concerné j’ai vérifié en demandant à une amie. Je dis amie par pudeur, en vrai c’est ma muse. Sa réaction :

Il a un capital sympathie qui est fort. Donc je lui pardonne tout, mais clairement c'est une jolie chanson de mascu. Non je suis méchante : c'est du féminisme washing qui s'ignore. Y'a rien qui va mais ça fait illusion. C'est probablement bienveillant. On a : l'apaologie de la maternité et de la femme au foyer, les références uniquement à des femmes mortes (sérieux quoi Marie Curie ? Quelle originalité).

Je peux pas mieux dire. On rajoute en plus que Grand Corps Malade ressemble toujours à un élève de CM1 qui fait une dissertation…Un peu comme Bigflo et Oli.

J’ai même cru que y’aurait un twist quand il dit “je sais que c’est de la démagogie”. J’ai cru qu’il allait dire que le début du texte était une blague.

Bref. Vraiment l’écoute désagréable de la liste.

MAIS c’est comme toujours : les goûts et les couleurs. J’espère ne pas trop vexer les deux personnes qui me l’ont recommandé et à qui je passe un bisou… particulièrement à Damien qui me suit depuis le début de l’Atelier. Ou, pour le dire comme Freeze Corleone : s/o Damien.

La correction : Le goût des filles - Live à La Cigale - Les Wriggles

Ironiquement, deux chansons après Grand Corps Malade y’avait celle-ci. On aurait dit la même mais en mieux fait. Une sérénade en l’hommage de l’attraction envers le sexe féminin. Sans chercher autre chose que ça. C’est ce que j’aurais voulu entendre chez Grand Corps Malade.

Les sonorités les plus intéressantes : Invicible - Skillet

Dans cette chanson des sons de… je ne sais pas quoi ? D’interférences sur une télévision ? En tout cas un truc qui n’est pas censé être musical du tout. Mais qui est sublimé. J’ai vraiment bien aimé la démarche. Une sorte de fabrique du beau.

Apricots - Bicep m’a fait un peu le même effet aussi.

Le mais qu’est-ce que quoi ? Unsainted - Slipknot

Je ne sais pas quoi dire. Festival de sonorités dans tous les sens. D’un coup ça se met à hurler sans raison apparente, alors que c’était un choeur angélique. Puis ça s’arrête de hurler pour laisser la guitare en solo… Je crois que j’ai aimé. Mais il faudrait que je réécoute plusieurs fois. J’ai l’impression que ça se bonifie à chaque écoute. Au début c’est beaucoup trop d’explosions pour appréhender correctement.

Parce que c’était la première : Achilles Come Down - Gang of Youths

Dans la liste c’était la première. C’était une introduction parfaite : j’ai adoré le jeu de langues. On a des extraits sonores en français. Manifestement pour dénoncer les gouvernements ? Je ne suis pas sûr d’avoir compris. Mais en creusant je suis sûr que je vais adorer le message.

Parce qu’il faut toujours Booba quand je parle de musique : Petite fille - Booba

Je ne suis pas fan de Booba qui pousse la chansonnette. Ça m’empêche d’apprécier son texte. Mais là j’ai fait un effort de concentration et, même si c’est trop dilué, il cache encore des pépites.

La vie mais pas mon rêve, y'a qu'ça qu'tu m'enlèveras (…) Si j'te vends mon âme, j'te la vends dans l'état

Comme toujours, énormément de vers parlent de racisme.

Blanche reste ma paire de Stanislas
Bâtard tu es quoi qu'tu fasses, Dieu n't'a pas attribué de race

Y'a pas d'piston, t'es noir, sors le Beretta
Elles sont faites contre nous donc on enfreint les lois

Portes sont fermées, chat noir passera par les toits
En France comme dans la schneckzer, nègre est à l'étroit

Ils pensent Afrique, ils pensent soleil, j'pense aux nègres sur Amistad

Libérez-moi ces bitchs, pendez leurs maîtres ; à l'entrejambe
C'est pas la taille d'ma bite, c'est le 9 millimètres

Comme la dernière est un brin plus technique je l’explicite : ici on se réfère à la pendaison comme d’une revanche sur les pendaisons de Noirs et on enchaîne avec un contournement du cliché sur le sexe des Noirs. En effet on voit un gros truc dans son jean…mais c’est une arme. Arme dont il a déjà précisé qu’elle servait à surmonter le fait qu’il n’y a pas de piston pour lui.

La playlist en entier

Si tu veux vivre la même expérience que moi (ou juste picorer des sons), tu peux le faire en allant directement sur la liste. Tu y trouveras un lien direct vers la Playlist Spotify ainsi que mes notes. Dans les deux sens du terme : ma note sur 5 de chaque chanson. Donc si tu m’en as proposé une c’est là-bas que tu peux avoir mon avis. Mais aussi mes notes prises en vrac de première impression :

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