Si tu ne construis pas tes rêves, quelqu’un t’embauchera pour construire les siens…

...et si ça se trouve tu vas adorer

Ma réaction quand j’entends cette phrase carambar sur les rêves pour la énième fois

Les salariés ne sont pas inférieurs aux entrepreneurs

Construis tes propres rêves ou quelqu'un d'autre t'engagera à ...

Il y a une sorte de hype de l’entrepreneuriat. Je sais que ça part d’une bonne intention. Il y a 10 ans c’était une voie dévalorisée.

Mais parfois vraiment ça va trop loin. On finit par faire croire aux gens que c’est forcément mieux d’être son propre patron.

D’ailleurs cette expression est horrible et à côté de la plaque.

On se plie toujours à une contrainte. Si ce n’est pas un manager, ce sont les clients.

Tout le monde n’a pas envie de devenir empereur

Certaines personnes sont plus heureuses en étant soldat. Ou même numéro 2. On sous-estime la puissance d’être numéro 2…

Vous pouvez être le Roi. Mais vous pouvez aussi choisir de devenir l’As. C’est-à-dire de ne pas être le chef mais plutôt le plus talentueux de votre domaine.

On oublie que la vie d’entrepreneur est stressante. On oublie qu’on peut être un très mauvais patron pour soi-même. On oublie, enfin, que travailler pour les rêves d’une autre personne peut être génial.

Il suffit de choisir quelqu’un qui a un rêve qui vous exalte. C’est ce que j’ai fait avec Laurent Brouat. Mon rêve dans la vie ce n’était clairement pas de monter une école de recrutement. Mais lui en rêvait au point de me dire « peut-être dans 10 ans », y’a 2 ans. Alors je l’ai aidé à construire ce rêve, et il est sorti de terre. J’en ai retiré une satisfaction incroyable. Construire son rêve est un des trucs les plus géniaux qui me soit arrivé dans ma vie.

Le problème n’est pas de construire le rêve d’un autre.. c’est de construire un rêve que vous ne partagez pas.

Et encore…là je tombe encore dans le mythe

En disant roi et soldat je fais déjà une hiérarchie. Parce qu’on oublie de rajouter les autres variables. Par exemple : entre les dix premiers salariés de Facebook et quelqu’un qui lance une startup qui ne fonctionne jamais, qui a le plus de pouvoir ? Qui gagnera le plus d’argent ? Qui sera le plus libre ?

Les 1000 premiers salariés de Facebook sont aujourd’hui millionnaires.

Tu imagines ? Alors que 99% des personnes qui lancent des startup n’atteignent jamais ça.

Le salariat a beaucoup de défauts mais…

Je ne vais pas tomber dans l’excès inverse : un salarié perd beaucoup. Il est payé beaucoup moins que ce qu’il rapporte, il doit souvent échanger son temps contre son salaire…

Mais on oublie à quel point un salaire est sécurisant.

Déjà parce qu’on oublie que la moitié de notre salaire passe en cotisation. Oui, la moitié environ. Ton salaire brut n’est qu’une partie de ton salaire total (ce qu’on appelle le salaire superbrut).

Pour revenir à Laurent Brouat… le stress sur lui est énorme pendant une crise comme celle du coronavirus. Car, si l’entreprise s’écroule tous les salariés touchent le chômage. Je touche le chômage. Mais pas lui. Lui il se débrouille. C’est la dure loi de l’entrepreneur.

Ensuite parce qu’un salaire est régulier et fixe. Demandez aux intermittents du spectacle.

PS : tu ne rêves pas, j’ai paraphrasé du Amel Bent à un moment. Mais elle-même paraphrasait Booba. Donc on garde les bonnes habitudes.