Retour sur an d'Atelier

Ce dimanche, l’Atelier Galita a fêté sa première année d’existence. Ce qui veut dire que j’ai écrit 365 emails. Sans jamais en rater un seul.

Je viens de compter, ça nous fait un total de plus de 300 000 mots. Soit… un livre de 1200 pages ! Ou 5 livres de 250 pages. Je suis moi-même choqué !

Ça veut dire qu’on pourrait faire un petit livre Best Of de l’Atelier en gardant juste le top 10% des emails.

Merci.

Merci à toi d’avoir participé à ce projet en lisant ce que j’ai écrit. Que tu nous ait rejoint hier ou dès le premier jour. Sans vous, je serai juste un mec qui écrit tout seul dans son coin.

Et, en vrai… je n’écrirais pas. Pas autant. Pas tous les jours. Le fait d’avoir un public qui attend un email tous les jours à 09h00 du matin, m’a forcé à le faire qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente.

Retour sur cette année riche en émotions et en écriture :

J’annonce un jeu concours à la fin, donc lis jusqu’au bout…ou va directement à la fin ^^

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Vendredi 10 Janvier 2020

J’écris mon premier email : les découvertes de la semaine #1.

Je ne sais pas pourquoi je croyais que j’avais écrit un email le 09. Mais en fait, non : mon premier c’est bien celui-ci.

À ce moment vous êtes 1 518.

Comment est-ce possible ? Parce que j’avais décidé de migrer les personnes les plus actives de ma base de 10 000 emails venant de mon blog Dessine-Toi un Emploi.

Avec un email qui disait en gros “je te bascule sur l’Atelier, appuie sur ce bouton si tu ne veux pas”.

Une semaine plus tard : 500 personnes de plus nous ont rejoint parmi les plus actives (mais un peu moins) de Dessine-Toi un Emploi. J’avais envoyé un email à 5 000 personnes restantes dans la base. Cet email disait l’inverse :

“je te bascule sur l’Atelier, si et seulement si, tu appuies sur ce bouton”.

Janvier 2020 : la frénésie du début

C’est hyper facile, j’ai plein d’idées. Forcément : comme ça faisait un an que je n’écrivais plus, j’avais plein de choses en stock.

J’ai écrit tous les emails de janvier la première semaine ! Parce que j’étais à fond.

Donc j’avais en permanence, un mois d’avance d’écriture.

Je me disais aussi que ce stock pourrait m’être utile un jour, et le mois de juin me donnera raison.

Le 25 janvier je reçois un email de réaction. J’ouvre avec enthousiasme car jusque là les abonnés m’ont envoyé que de l’amour. Et je lis :

Intérêt de ce post : 2/10.

Juste ça.

C’est tellement violent, tellement décourageant. J’adore avoir des critiques. D’ailleurs, juste avant, plusieurs d’entre vous m’ont dit que les découvertes de la semaine étaient trop bordéliques. Grâce à ce retour, j’ai instauré la règle de “pas plus de 3 découvertes”, puis celle de “chaque découverte je dois dire 3 choses que je retiens, pour structurer”. Le format en est bien meilleur.

Heureusement, cet email je le reçois sur un de mes posts que vous avez le plus apprécié à l’époque. Ça contrebalance. Mais, sur le coup, un immense découragement m’envahit… Je tiens bon car je sais déjà que j’ai un plan…

Février 2020 : le stress de basculer en premium

Je sais déjà que je vais proposer une version premium. Car, ce qui m’a séduit avec Substack (l’outil que j’utilise) c’était justement cette idée d’emails premiums. L’année précédente je m’étais lancé sur Tipee. Tu sais… le truc que les YouTubeurs utilisent pour que leur communauté leur fasse des dons.

C’était horrible. J’avais 65€/mois et deux effets contradictoires :

  1. Je me disais que c’était pas beaucoup… que jamais je pourrais vivre de ce que j’écris… mais en même temps je ne prenais plus l’écriture suffisamment au sérieux

  2. J’avais une pression énorme pour ne pas décevoir cette vingtaine de personnes qui me soutenaient au point de me verser de l’argent contre… quasiment rien.

Là, au moins, le contrat était clair : tu paies, tu reçois des emails. Au minimum.

J’ai suivi les recommandations de Substack : c’est-à-dire commencer avec un contenu entièrement gratuit pour montrer aux gens à quoi ça ressemble.

Fin février j’annonce donc la version premium. Jusqu’ici, j’avais écrit tous les jours à toute la base. À partir de maintenant, j’allais réserver les emails du weekend aux premiums.

Sur ce point, je n’ai pas suivi la recommandation de Substack qui propose plutôt de faire un email gratuit par semaine et tout le reste payant.

J’avais envie que ça reste un projet dont l’essentiel est accessible gratuitement.

Bref. Je lance le premium. J’ai tellement peur qu’au lieu d’insister sur les arguments de pourquoi le prendre, j’insiste sur “t’inquiète pas, c’est très bien de rester en gratuit”. Et…

Mars 2020 : le monde est secoué mais pas l’Atelier

57 personnes sont abonnées. Je suis à la fois content et déçu.

Content parce que le tarif de lancement étant de 4€/mois… ça fait déjà beaucoup plus que quand j’étais sur Tipee.

Déçu parce que Substack me disait qu’en moyenne les écrivains avaient 10 à 20% de leur base qui passaient en premium. Donc entre 200 et 400 dans mon cas. On en est loin. Mais… c’est parce que j’ai fait le choix de laisser la majorité des emails gratuits.

Aujourd’hui je sais que c’était le bon choix. Sur le coup, je doute un peu. Est-ce que je suis pas en train de louper 1 600€/mois ?

Mais j’ai un plan… pour l’instant je ne fais qu’appliquer le plan du début. Or dans ce plan, je compte diversifier les manières de monétiser l’Atelier. La seconde manière étant…

Les formations.

Mais avant ça… le confinement.

Je sors de ma règle du contenu intemporel pour écrire une découverte de la semaine, édition spéciale coronavirus. Parce que je sens que je peux aider mon entourage à ne pas paniquer mais à ne pas être dans le déni pour autant.

On l’oublie maintenant, mais sur le coup beaucoup de personnes se sont réfugiées dans le déni. Qui se rappelle de ces gens qui ont bravé courageusement le confinement dans les bars ? En disant qu’on allait pas laisser une grippe dicter notre mode de vie.

Avril 2020 : les premières formations

Je stresse de proposer des formations. Je ne l’ai jamais fait.

Je m’interdis de reculer. J’avais dit à mes amis que je le ferai en Mars-Avril donc ce sera en Mars-Avril. Confinement ou pas confinement.

Heureusement, j’avais suivi la formation sur comment tourner avec son smartphone, d’Antoine BM. Dedans il disait : tourne avec ce que tu as. N’achète rien de ce que je te recommande : commence avec ce que tu as, gagne tes premiers euros et ensuite seulement utilise cet argent pour investir dans du matériel.

C’est un excellent conseil… que je n’aurais jamais pu appliquer en temps normal. Bien sûr que j’aurais acheté un micro, un trépied, etc.

Mais… tous les services de livraison étaient au ralenti sur les produits non-essentiels.

J’ai donc fait avec les moyens du bord : sans lumière, sans micro, sans trépied.

Je posais mon smartphone sur des livres empilés, avec d’autres livres pour le caler. Je me mettais face à une fenêtre entre 14h et 16h pour profiter directement de la lumière du soleil. Je tournais fenêtre ouverte pour limiter l’écho du micro du téléphone. Ce qui m’a valu de me faire engueuler par le voisin qui m’a dit que je mettais la télé beaucoup trop fort.

Ouais, il avais pas compris… mais en même temps… c’est pas très courant.

Pour le montage, je me suis autorisé à acheter une application semi-pro pour iPad : Luma Fusion. 32€. Alors que j’aurais pu le faire avec iMovie, l’application native gratuite.

La suite tu la connais si tu étais là. Je sors ma toute première formation :

Les 21 secrets de la psychologie à connaître avant de parler en public

On est mardi 07 avril. Le lancement est jusqu’au vendredi. Je me dis que si j’en vends pour 500€ ce serait ouf. Le jeudi soir on atteint déjà ce chiffre. Alors, comme je savais que le dernier jour vendait toujours beaucoup plus, je dis à ma meuf :

Si jamais on atteint 1 000€… bah en fait j’ai changé de vie. 1 000€ ça veut dire qu’un jour je peux en vivre.

Vendredi à 23h59… j’en ai vendu pour 1 500€.

Un autre monde.

Mai 2020

Techniquement, je lance ma deuxième formation au mois d’avril (le 28). Mais le lancement fini en mai. Je m’étais fixé un rythme d’une formation toutes les trois semaines.

Je suis dans une phase très compliquée dans mon job … au bord du burn-out j’ai demandé trois semaines de vacances. J’ai tourné les deux formations pendant ces trois semaines d’introspection où je me demande ce que je ferais si jamais je venais à démissionner de mon job.

Je réitère donc avec : Comment devenir expert d'un sujet en moins de 3 mois ?

Je stresse. Je me demande si le premier n’était qu’un coup de chance.

On finit à … 2500€.

Ok, c’est désormais sûr que je peux en vivre.

Dans la foulée je lance la troisième formation : LES SECRETS DE LA PÉDAGOGIE : Comment devenir clair et changer les gens autour de toi.

Résultats similaires. Un sentiment de sérénité immense m’envahit : si je finis au chômage j’ai une porte de sortie. Après 6 ans d’échec sur le sujet… j’arrive enfin à monétiser mon écriture.

Juin 2020 : le boom involontaire

J’ai oublié de te le dire, mais si je reprends la plume en janvier après un an de diète, c’est parce que je suis outré par le blackface du Slip Français. Ça me pousse à écrire l’article : Je suis blanc, je peux parler de racisme ?

On est 4 jours avant l’Atelier. C’est vraiment cette colère qui m’a sorti de la léthargie et du découragement dans lequel m’avait laissé mon dernier article.

Car j’avais écrit un article en 2019 sur la monogamie : Confession #1 : j’ai dit adieu à la monogamie

Certaines réactions m’avait blessé au point que je pose le stylo. On a été jusqu’à demander à mon employeur de me virer… J’ai reçu des emails de personnes proposant, au premier degré, de m’exorciser ou de revenir dans le chemin de Dieu.

J’ai reçu aussi énormément d’amour de personnes (surtout des femmes) qui m’ont remercié de dire à haute voix ce qu’elles auraient voulu dire. Je raconte le négatif parce que c’est ce qui a créé le blocage.

Je n’ai pas posé le stylo volontairement. Mais j’étais bloqué. Je n’arrivais plus à écrire. La colère m’a sauvé. Je trouve qu’on a tendance à parler systématiquement négativement de la colère alors qu’elle est force de vie. On en reparlera.

Et bien, encore une fois, la colère allait me booster. George Floyd est mort une semaine avant et une terrible séquence raciale s’était ouverte.

Sans réfléchir, j’écris un thread Twitter (ce que je n’avais jamais fait) et je m’exclame :

Je vais me coucher.

Je me réveille avec des notifications du type “95 personnes ont liké”, “96 personnes”, “98 personnes”.

Or, sur Twitter j’étais habitué à un record de 10 likes. Donc je me dis “c’est dingue, on va bientôt atteindre 100.

Ce que je ne comprends pas c’est que c’était pas un stock mais un flux. En fait c’était 95 personnes PUIS 96 personnes supplémentaires, etc. On était déjà à 1 000 likes.

Et bien sûr qu’en fait ce n’était pas 95, 95, 98. C’était dans le désordre. Mais mon cerveau n’a pas compris l’info. Il a vu ce qu’il a voulu voir.

Au final, ce tweet génèrera plus de 4 000 likes. Mais surtout… les gens se mettent à chercher mes articles sur le racisme. Deux articles qui avaient vraiment bien fonctionné. Bien fonctionné dans mon monde de l’époque c’est faire 5 000 vues. Là… on atteint en une semaine les 50 000 vues sur l’un et les 30 000 sur l’autre.

500 personnes de plus rejoignent l’Atelier. Ce sera le plus grand bond spontané de l’année. De loin.

Pression…

Je me dis que tous ces gens me rejoignent parce qu’ils m’ont entendu parler de racisme et que ça leur fera tout drôle quand ils verront que parfois j’écris des emails sur mon aspirateur préféré.

Le 29 juin, une amie me propose de lancer le compte Instagram de l’Atelier. On en reparle à la fin.

Juillet 2020 : la dépression

Ça avait déjà commencé en juin. J’essaie de tourner une formation mais je n’y arrive pas. Ou plutôt je trouve ça nul au montage, je ne veux pas publier, je supprime tout (alors que c’était probablement bien).

Mais l’adrénaline des événements avaient couvert le tout : je n’avais pas de panne d’écriture car la colère me tenait debout. Une fois la colère passée, j’entre dans une période noire.

Je n’ai plus du tout le goût d’écrire. C’est là que va servir le stock d’emails rédigés en avance que j’avais réussi à conserver. J’avais 3 semaines d’avance. Donc au début j’ai capitalisé dessus.

Puis…

Douleur d’écrire. D’ailleurs je le dis :



J’avais envie de passer la journée dans mon lit à lire des BD (ce que je faisais). J’étais en béquille parce que je m’étais blessé le genou.

J’ai vécu un confinement dans le déconfinement : j’habite au 5ème étage sans ascenseur. Je ne sortais qu’en cas de nécessité (souvent pour aller chez le médecin ou à l’hôpital).

L’enfer.

Août 2020 : l’invention des nano-pensées

Cette noirceur va me mettre dans un état d’écriture qui est rare chez moi : l’état poétique.

Je me mets donc à écrire des bouts de trucs décousus, que je partage avec mes abonnés premium. Au début j’appelle ça “micro-pensées, au sens propre”. Mais c’est un peu long. Ça deviendra “les nano-pensées”.

Ce format est un carton chez les premium. Le début d’un basculement : jusqu’ici je sentais bien qu’ils suivaient par soutien mais que le contenu du weekend était moins bien. Là j’avais enfin un vrai format exclusif. Que je maintiens depuis.

Mais surtout, ça me permet d’aller au fond de mon mal-être, pour l’expulser. Je finis par sortir de la dépression.

Septembre 2020 : le retour

Je suis de nouveau en selle, j’arrête de me coucher à 5h du matin, de passer mon temps à lire des BD. Je ne vais pas encore bien mais je vais beaucoup mieux.

Je sors enfin ma quatrième formation. Alors que la troisième datait de mai. Raté pour le rythme d’une toutes les trois semaines !

Je vous demande de l’aide pour choisir la couverture de mon livre et vous choisissez celle-ci :

Octobre 2020 : la paix avec Dessine Toi un Emploi

J’ai une sensation d’inachevé avec ce blog. L’année précédente il avait généré 300 000 pages vues alors que je n’écrivais plus dessus. Ce qui faisait un cumul d’un million de vues depuis sa création.

C’est mon plus grand succès. Mais ça me pesait. Je n’avais pas envie de passer ma vie à parler d’emploi. D’être enfermé dans ce sujet. J’ai donc décidé de jeter un truc qui fonctionnait.

Mais une partie de moi me disait que c’était dommage de n’avoir jamais proposé de formation Dessine Toi un Emploi. Alors je me suis dit que j’allais la faire une fois pour toutes. Comme ça la boucle est bouclée. Je sors donc :

Comment trouver un job quand on a un bac+5 ? Sans refaire son CV.

C’est un carton. J’en vends deux fois plus que le record précédent. Logique en même temps puisque sur les 2500 abonnés, plus de la moitié viennent de ce blog.

Novembre 2020 : Le Syndrome de La Page Noire

En Novembre je publie le premier épisode de mon podcast. J’avais passé tout le mois de septembre à interviewer des artistes pour discuter d’inspiration, de motivation, de monétisation. J’ai adoré ces échanges. Les moments sont très intenses à vivre (même si ça sent moins avec que l’audio).

Je le fais d’abord pour moi. Le podcast me donne une excuse de discuter avec des artistes et c’est génial.

Tu peux le retrouver sur n’importe quelle application de podcast en tapant Le Syndrome de La page Noire. Pareil sur Youtube.

Décembre 2020 : les soldes de Noël

L’apothéose de cette année : j’ai sorti ma huitième formation puis j’ai mis les anciennes en promo. Là encore, vous avez été super réactifs.

Pour parachever le tout, on approche bientôt les 3 000 abonnés… alors que jusqu’à juin je stagnais et j’arrivais à peine à maintenir le nombre. Il y avait plus de gens qui se désabonnaient que de nouvelles personnes qui s’abonnaient.

06 Janvier 2021 : on dépasse les 3 000 abonnés

Symboliquement, c’est donc dans la dernière semaine de cette année d’Atelier (puisque ça va du 10 janvier 2020 au 09 janvier 2021) qu’on a dépassé le chiffre de 3 000 personnes abonnées.

Un grand merci à toi qui en fait partie.

Pour fêter ça, mon amie m’a proposé un jeu concours sur Instagram.

À gagner il y a la formation de ton choix et 6 mois d’abonnement premium (pour toi ou la personne de ton choix).

Comment participer ?

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