Mon erreur de concentration

Hier j'ai fait une erreur sur la date de fin de lancement : c'est bien vendredi, comme d'habitude

Hier soir j’ai relu l’email en étant épuisé. Je n’avais pas assez dormi la veille. Je faisais un effort pour maintenir les yeux ouverts.

Ce qui devait arriver arriva… j’étais loin d’être à pleine concentration. J’ai donc laissé passer une erreur cruciale.

J’avais mis “ce soir” comme date butoir pour le lancement de ma formation alors que c’était vendredi comme d’habitude.

Si tu utilises ce lien, tu as donc encore accès au prix de lancement jusqu’à vendredi, contrairement à ce que j’ai écrit par erreur hier :

https://nicolasgalita.podia.com/focus-decupler-sa-productivite-en-diminuant-les-distractions-sans-jeter-son-smartphone?coupon=REGULAR-FOCUS

Pourtant j’ai relu plus de 4 fois parce que je sentais bien que j’étais fatigué. Ça illustre ce que je te disais hier : productivité = temps x concentration. J’ai eu beau passer trois fois plus de temps… j’étais quatre à cinq fois moins concentré donc ça ne compense pas.

Mes excuses pour cette méprise. J’ai hésité à renvoyer un email quand je m’en suis rendu compte, mais je me suis dit que ça vous faisait un email de plus pour “rien”.

J’ai l’impression que ça ne change rien, mais si tu as l’impression d’avoir pris la formation dans la précipitation alors que tu voulais encore réfléchir, écris-moi simplement. Je te rembourserai. D’ailleurs, même si ce n’est pas ton cas, je rappelle que je rembourse les formations sur simple demande et sans justification. J’en ai encore remboursé deux la semaine dernière. Il suffit de me le dire.

Ceci étant dit, je te propose de faire un retour sur mes dernières 24 heures. Je vais te raconter ma journée pour que tu puisses voir comment je mène la bataille pour ma concentration. Parfois je la perds, parfois je la gagne.

Voici donc le jeu : tu vas essayer de faire la liste des moments où j’ai perdu la bataille et des techniques que j’utilise pour la gagner.

02h30 : dodo

J’ai fini l’email il y a une heure et demie déjà. Pourquoi je ne me suis pas couché plus tôt ? Pourquoi j’ai continué à regarder Good Girls sur Netflix ? En vrai, je sais : c’est parce que je fais un début de déprime hivernale.

Regarder Netflix ne me pose pas de souci. Au contraire, je suis content de me traiter comme mon propre ami. La vie ne se résume pas à produire des trucs. Ce n’est pas une distraction si ça ne me détourne de rien.

Mais le problème c’est que ça me détourne de quelque chose. Quelque chose qui a l’air de rien : le sommeil. Ce n’est pas être un bon ami pour moi que de me priver de sommeil. J’ai une réunion à 10h du matin, je ne l’ai pas encore préparée, donc je vais devoir me réveiller à 09h30 maximum et je n’aurai pas le temps de prendre une douche. Alors que la douche c’est ce qui me permet de rentrer dans ma journée.

08h08 : réveillé

Le téléphone de la voisine du dessus a vibré. L’immeuble est tellement mal insonorisé que ça suffit à me réveiller. D’habitude je joue une playlist spotify avec des bruits blancs (la pluie, la mer) pour couvrir les sons qui pourraient perturber mon sommeil. Mais j’ai lu récemment qu’il ne fallait pas trop en abuser car ça habituait mal le cerveau. Qu’il fallait le faire quand on était sûr que le sommeil serait perturbé. Le problème c’est que je ne peux pas prédire.

Je n’arrive pas à me rendormir.

09h14 : levé

Bon bah j’ai toujours pas réussi à me rendormir. Autant me lever et préparer la réunion. J’ouvre mon carnet et je prends mon stylo pour structurer le tout.

09h32 : je reçois un message qui m’alerte de la coquille dans l’email. Tout mon intérieur pleure en moi. Mais je n’ai pas le temps de m’en occuper. Déjà, qu’est-ce que je fous sur Facebook messenger ?

09h56 : je suis prêt

J’enfile une veste par dessus mon pyjama et je me mets en position pour la réunion en visio. J’y suis arrivé en me faisant la gueule dans ma tête. Mais une fois lancé, comme toujours, j’adore mon métier donc ça me transporte.

J’avertis en disant que ça durera probablement pas les deux heures prévues…

12h00 : ça a duré deux heures

Fin de la session, c’était vraiment un bon moment.

12h10 : enfin la douche

Je lance une vidéo YouTube : Créer un live par jour, ma méthode. Je pars à la douche. Comme toujours, ça me réveille.

12h25 : je réchauffe des plats que j’ai préparé

Depuis deux semaines je découvre un livre qu’on m’avait offert à mes 31 ans. Le livre de cuisine Simplissime. C’est en train de bouleverser mon rapport à la cuisine. Je n’y arrivais pas. Et me voilà en train de préparer des trucs que je pensais impossibles à préparer.

Je réchauffe donc le couscous aux merguez végétales que j’ai préparé ainsi que le crumble aux aubergines, tous les deux préparés la veille.

Je continue la vidéo YouTube.

Dedans, y’a un détail qui m’énerve : l’auteur fait des fautes de logique flagrantes.

Ni une ni deux…

14h07 : j’en parle à des potes qui connaissent aussi cette chaîne YouTube

Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Je me promets de commencer à écrire un article quand j’aurai fini cette discussion. J’en profite pour continuer de discuter avec plein d’autres gens.

Heure indéterminée (entre 15h et 16h) : je commence à écrire l’article

J’avais déjà rédigé le plan détaillé ce weekend. Dans mon carnet. Je n’ai donc plus qu’à suivre le plan pour rédiger. Je lance l’album Deux Frères de PNL.

Heure indéterminée : je tombe sur la chanson À l’ammoniaque. Je l’avais trouvée bof à sa sortie. J’adore. Ça me berce. Je la mets sur repeat. C’est parti pour une heure et demie avec que cette musique.

Je continue à écrire.

Je regarde deux ou trois fois mes messages mais je me suis mis comme défi de finir avant 17h30 donc je trace. Je sais que je peux le faire car j’écris beaucoup plus vite qu’avant l’Atelier. Écrire tous les jours sur l’Atelier a multiplié ma vitesse d’écriture. Mais quand même… c’est rapide. 4050 mots rédigés et illustrés en 2h30 c’est un challenge personnel.

16h58 arrive, j’ai fini le premier jet. Je suis content. Je procède à l’illustration et la relecture pour le second jet.

Pourquoi je m’étais fixé 17h30 ? Pour le challenge mais aussi parce que je sais qu’après ça mes collègues commencent à ne plus être connecté·es sur le chat interne. Donc y’aura moins l’effet waouh des gens qui le découvrent en même temps.

Au final, je suis prêt à 17h41. Pas trop mal.

18h00 : je traite toutes les choses que j’ai mis en suspens pendant ce rush de 2h30

Que ce soit des messages professionnels ou personnels.

Ma meuf passe me faire coucou car elle était dans le coin.

Elle vient de faire une formation financée par l’Éducation Nationale pour réfléchir à comment obtenir plus d’égalité filles-garçons dans les salles de classe. Notamment en repensant l’espace : les garçons ayant tendance à spontanément se répartir dans les deux endroits qui attirent le plus l’attention. Les premiers et les derniers rangs.

On en parle. Le sujet est ouf. Je me dis que j’aimerais suivre ce genre de formation.

19h00 : je me dis que je dois écrire l’email de l’Atelier pour ne pas être débordé ce soir

Mais c’est trop dur. Je pique du nez. Je n’ai pas assez dormi. Ça ne sert à rien d’écrire dans cet état.

Je décide de prendre une nouvelle douche pour me donner de l’énergie, puis je vais me balader dehors.

Je ne sais pas exactement où est passé le temps dans ce vortex de fatigue.

Je sais juste que j’ai fini de manger et que je m’apprête à écrire alors qu’il est 21h30. Manger, me doucher, sortir, m’a donné un nouveau souffle.

21h30 : je suis prêt à écrire…

Je suis content, si je m’y mets maintenant ça me laissera le temps d’avoir un sas de décompression pour me coucher avant minuit et rattraper le fiasco de sommeil d’hier.

Je vais sur Twitter une dernière fois avant de le fermer. Et là… voilà ce que je trouve dans mes mentions.

Live dans quelques minutes !
On va notamment lire l'article de @NicolasGalita sur l'extrême-droite.
Même si vous ne "connaissez pas grand-chose" à la politique vous êtes le/la bienvenue, mes streams servent justement à mieux la comprendre
A toute !

Comment résister ? Je clique. Ça m’ouvre Twitch. Je ne sais pas l’utiliser, je sais que j’avais un compte mais je n’arrive pas à me connecter avec. Donc j’en crée un nouveau… ça me dit que j’ai déjà un compte avec cet email.

On se croirait dans Bref, non ?

Alors je change d’email et je me connecte.

J’arrive, j’essaie de commenter pour réagir à un truc qu’il dit sur mon article, ça me dit que je dois avoir un compte vérifié pour ça. Je fais la vérification.

Je me dis que je passe 15 minutes.

21h45 : je comprends que je suis dans un vortex

Je vais sur le groupe Whatsapp premium de l’Atelier et j’envoie :

La distraction ultime. J'allais commencer à écrire mon email pour demain, quand un mec sur Twitter m'a taggué pour dire "hey tu veux venir à mon live, je fais une soirée lecture de ton article. Je suis hypnotisé, c'est fini. En plus comme je savais pas utiliser Twitch, j'ai mis mon vrai nom. Du coup il me parle pendant le live, j'ose plus partir.

Plusieurs fois j’essaie de partir, mais le mec est trop sympa. Il m’interpelle plusieurs fois, il dit que c’est fabuleux de pouvoir faire une revue d’article avec l’auteur présent dans le live. C’est socialement trop dur de partir. Je me fixe 22h30 comme limite.

22h30 : c’est dommage il est à 2/3 de l’article

Je reste.

22h52 : fin

Catastrophe. Je viens de passer deux heures à écouter un mec lire mon propre article ! Mais pourquoi j’ai fait ça ? En vrai je sais… je suis trop fatigué pour conserver une discipline après un après-midi à écrire.

23h04 : j’attrape mon carnet et je commence à rédiger le plan de cet email

Je remets À l’ammoniaque, la chanson qui avait accompagné mon rush de concentration de l’aprèm.

Et… je me rends compte que je n’ai toujours pas déplacé la lumière du salon que j’avais décidé de mettre dans la chambre. Ça fait 4 mois que c’est comme ça et 2 semaines que je me dis que je vais changer. Mais là d’un coup subitement ça me paraît urgent. Plus urgent que tout. J’arrête d’écrire et je m’en occupe.

Je reviens.

Je décide de créer une ambiance tamisée : j’éteins la grande lumière du salon.

Et… la suite je ne peux pas te l’écrire puisque c’est moi qui rédige ce premier jet dans mon application d’écriture.

Il est 23h58 au moment où j’écris cette phrase.

Je suis à moitié satisfait : je ne vais pas me coucher avant minuit mais j’espère bien me coucher avant une heure. Ce sera déjà mieux qu’hier.

[Update] 00h53 : je relis l’email

Je ne suis toujours pas couché… je viens de passer une heure à discuter avec mes proches. Je relis cet email. Il faut vraiment que j’aille dormir.

Alors ? Qu’as-tu repéré ?

Pourquoi je t’ai raconté ma vie ? Parce que je me suis dit que c’était une bonne étude de cas. As-tu réussi à trouver les moments où j’ai perdu la bataille de l’attention ? Mais surtout pourquoi est-ce arrivé ? Mais aussi ma réaction interne ? Notamment l’indulgence générale…

Idem pour les techniques : tu as vu certaines techniques que je déploie. Mais tu vois aussi les limites : à un moment j’utilise exactement la même technique, mais ça ne fonctionne pas. Ce n’est donc pas la technique qui suffit, en soi.

Ma nouvelle formation pour apprendre à comprendre les mécanismes

Je t’explique tout ça dans ma dernière formation : Focus : décupler sa productivité en diminuant les distractions. Sans jeter son smartphone.

C’est un type de formation particulier car il ne s’agit pas vraiment de décrire une méthode. En effet, c’est le type de formation où tu connais déjà la solution. J’ai un abonné qui m’a dit si tu trouves la solution miracle… Mais en fait on connaît la solution. C’est comme pour arrêter de fumer : tout le monde sait que la solution est d’arrêter de mettre la cigarette dans sa bouche. Mais ça ne suffit pas.

Pour arrêter de fumer, une des méthodes est de comprendre d’où vient l’envie de fumer et pourquoi on continue. Là c’est pareil, je vais t’expliquer pourquoi tu as envie de distractions. Quel est le fondement psychologique de ce phénomène.

Tant que tu n’auras pas accepté que tu as profondément envie des distractions, tu auras du mal à dompter la pulsion. D’autant plus qu’on a besoin d’indulgence pour que ça fonctionne. Affronter frontalement peut t’exploser à la figure. Voilà pourquoi je ne crois pas aux cures de désintoxication au smartphone : elles s’attaquent frontalement à la surface sans rien toucher au fond du problème.

En effet, si tu ne comprends pas d’où vient ta pulsion de distraction, tu trouveras de quoi et distraire avec ou sans smartphone. Avant l’invention des smartphones les gens n’étaient pas magiquement à fond concentrés en permanence.

Et donc, je le redis proprement, cette formation est disponible au prix de lancement jusque vendredi 19 novembre 2021 ici :

https://nicolasgalita.podia.com/focus-decupler-sa-productivite-en-diminuant-les-distractions-sans-jeter-son-smartphone?coupon=REGULAR-FOCUS

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