[Micro-Pensée] Les romains se plaignaient déjà du manque d'attention

Je suis le premier à dire que la première guerre de la journée est celle de l’attention.

Je ne suis pas le seul, on l’entend partout. Souvent on dit que c’est nouveau.

Pourtant…

Les poètes romains se plaignaient déjà

Ce n’est pas nouveau du tout.

“À l’époque des Romains, les poètes se plaignaient déjà d’être trop occupés dans la cité, où les sollicitations étaient nombreuses, et recommandaient de se retirer à la campagne pour profiter du repos. Sitôt qu’il y eut des villes, des civilisations, les humains ont éprouvé le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour faire ce qu’ils voulaient.”

Je suis aussi le premier à dire qu’Internet a changé la donne avec le modèle économique du gratuit financé par la publicité. On a vu une explosion de contenus gratuits et plus assez de temps pour tout regarder. Certes. Mais ça non plus ce n’est pas inédit.

On le disait à la naissance de l’imprimerie

“Tout le monde s’est mis à écrire (…) Cette explosion de la production littéraire, que certains optimistes comme Rabelais voyaient d’un bon oeil, est dénoncée par des esprits plus sombres qui craignent de ne plus pouvoir se faire entendre dans cette nouvelle compétition de la vie intellectuelle.”

En d’autres termes : l’avènement de l’imprimerie a décuplé le contenu disponible. Ce qui a mis sur la table la problématique de l’attention.

La problématique moderne

Le problème existe donc depuis l’existence des villes. En revanche, ce qui est nouveau c’est la présence d’une stratégie consciente infusée à travers la technologie.

En effet, les entreprises qui luttent pour notre attention pour pouvoir vendre de la publicité utilisent des découvertes de la psychologie pour décupler l’effet d’addiction.

Youtube, Facebook, Instagram en usent et en abusent.

Pour autant… le combat reste le même : faire attention à ce à quoi on fait attention.

Où ai-je volé ça ?

J’ai été inspiré par une interview de Yves Citton dans un article payant. Je ne peux donc pas te le partager. En revanche, je peux te partager une autre intervention de lui, qui va dans le même sens :

Avant de me quitter

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