Mes victoires de 2025
Quand je m’imaginais quitter mon CDI j’avais très peur de :
Ne plus réussir à me lever le matin
M’isoler socialement (je veux dire au-delà de ce que j’aime)
Ne plus sortir de chez moi et réduire une activité physique déjà insuffisante
Bon… comme tu le sais… le premier truc est arrivé : c’est un challenge de se lever le matin. Un autre truc imprévu est arrivé : l’enfer de manager ce que je dois faire.
En revanche, j’ai continué à voire plein de gens. J’ai même acheté un calendrier des gens à voir.
Ça ressemble à ça :
Et j’ai trouvé une nouvelle activité physique : marcher longtemps.
J’ai commencé avec un objectif de 10 000 pas (même si je savais que ce chiffre ne repose sur aucune bases scientifique) puis je suis monté à 12 000 pas quand j’ai vu que c’était faisable.
Ce qui est super pratique c’est que c’est une activité physique avec beaucoup moins de chances de se blesser et que je peux faire gratuitement (en argent mais surtout en logistique, y’a pas besoin de réserver des créneaux dans une salle).
En plus je combine ça avec des missions, j’ai énormément diminué les livraisons Amazon parce que je vais chercher les choses, même (et surtout quand) la boutique est loin. Pour me faire mes pas.
L’autre truc super pratique c’est que c’est facile à mesurer. La mesure ne repose pas sur une autre discipline. L’enfer d’aller écrire dans un cahier les jours où j’ai fait du sport…
Là y’a mon téléphone qui mesure tout seul les pas, sans que j’ai besoin d’y penser :
Quand le cercle est complet c’est que j’ai bien fait les 12 000 pas… enfin non… c’est que j’ai dépensé 450 kcal, ce qui correspond plutôt à 9 000 pas quand je marche très vite et 16 000 pas quand je marche très lentement comme ce soir à cause de la neige.
Le pivot sur l’autisme
En août 2024 j’ai été percuté en plein vol par la réalisation que j’étais autiste. S’en est suivi 6 mois où j’ai lu une vingtaine de livres, consommé toutes les séries que je trouvais…
J’étais obsédé par ce sujet.
D’ailleurs je me rends compte que même si les autistes disent souvent dans les témoignages quand j’ai découvert l’autisme j’ai fait une obsession que ce n’est pas du tout au même niveau que moi.
Mais c’est aussi une conséquence de ma situation professionnelle. Premièrement, j’ai l’habitude de lire énormément pour comprendre des concepts, c’est mon métier. Deuxièmement, je suis obsédé par la compréhension de moi-même. C’est pour ça que j’ai écrit mon propre livre de développement perso (je trouvais pas celui qui décrivait vraiment exactement ce que je voulais) mais aussi que je n’ai pas trop compris ce qui était si bien dans la psychothérapie par la conversation… j’avais absolument pas besoin de PLUS d’introspection.
Troisièmement, je suis obsédé par le fait de rendre clair les concepts obscurs. C’est ma vocation, c’est pour ça que je suis devenu prof. Et autant dire qu’avec l’autisme j’étais SERVI.
J’en ai vu des sujets pas clairs où les gens disent tout et son contraire… mais l’autisme a battu tous les records.
On m’a à la fois dit :
Bah Nicolas, y’a des gens plus ou moins autistes car l’autisme est un spectre
et
Non mais Nicolas y’a pas de gens plus ou moins autistes c’est juste que l’autiste est un spectre !
MAIS WTF ?
Et alors le pire (et je m’excuse d’avance auprès de mes ami·es qui adoraient cette image avant que je m’insurge) c’était les gens qui mélangeaient les deux, comme ça :
Alors là c’est le jackpot ! C’est littéralement deux fois la même chose. Les deux représentations sont le spectre lumineux. Et le spectre lumineux EST une quantité, pas une qualité. Même si nos yeux ont arbitrairement inventé des qualités distinctes (les couleurs), la lumière dépend d’une seule variable : la longueur d’onde.
C’est littéralement une lumière avec une plus (rouge) ou moins (bleu) grande longueur d’onde. Le orange c’est du rouge un peu moins rouge, le jaune c’est du orange un peu moins rouge, le vert c’est du jaune un peu moins rouge, le bleu c’est du vert un peu moins rouge.
Introduire le concept de clarté change rien : dans la roue de l’autisme, si je suis au max sur chaque axe je serais “plus autiste” qu’une personne qui score qu’à 75% sur chaque axe !
Bref ! Un bordel monstre.
Je me suis donc embarqué dans une croisade de clarté.
La suite tu la connais… je passe tellement de temps sur l’autisme que je ne peux pas m’empêcher de proposer une formation sur le sujet en avril, puis une seconde en juin. Chaque fois j’ai flippé. Chaque fois ça a été un record de vente.
C’est ce qui m’a donné l’impulsion de passer le pas.
Et au final, toutes ces prises de tête que j’avais sur le fait de changer de marque ou pas… c’était de la perte d’énergie.
Bien sûr que le taux d’ouverture est tombé depuis que je parle d’autisme. On est passé d’une moyenne de 34% par email à une moyenne de 27%. Mais au final c’est pas si énorme. Je m’attendais à une division par 3 ou 4 minimum.
Ça valait pas la peine de se prendre la tête à créer une autre liste email pour 7% de gens qui peuvent se contenter de se désabonner.
J’avais un peu peur de choisir une niche même si je savais que je devais. Une niche c’est un jargon business pour dire une thématique. Pourquoi je devais ? Parce que tant que l’Atelier était un hobby ça allait de faire sans niche. Mais à un niveau pro ce n’est pas soutenable parce que le contenu niché performe 2 à 3 fois plus que le contenu non-niché.
Ça se comprend assez facilement. Aujourd’hui pour recruter quelqu’un dans la newsletter j’ai qu’à lui dire on va parler d’autisme.
Alors qu’avant je devais lui dire viens on va parler de tout. C’est tout de suite moins clair.
Mais aucune niche ne me faisait profondément vibrer. J’aimais bien la pédagogie mais ça me faisait pas vibrer de tout mon corps comme l’autisme.
YouTube
En vrai j’aurai pu mettre YouTube dans les déceptions : qu’est-ce que c’est long de produire des résultats sur YouTube.
En revanche j’adore faire des vidéos YouTube. Vraiment. C’est de, très loin, le format vidéo que je préfère faire. Loin devant les formations.
En plus y’a tous les ingrédients pour s’amuser. Par exemple, je me suis lancé en respectant les conseils de mon formateur : fais des vidéos moches. C’était le meilleur conseil du monde car ça m’a permis de créer sans attendre. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de très vite essayer de comprendre la science de la vidéo… y’a TELLEMENT de trucs que c’est passionnant.
D’ailleurs je peux te faire économiser du temps :
Ça sert à rien de faire des meilleures images si le son n’est pas bon, la priorité c’est le son
Le plus important c’est d’apprendre à maîtriser les lumières et non l’appareil photo ou la caméra.
Si tu ne l’as pas encore vue la chaîne YouTube est ici : https://www.youtube.com/@latelierGalita
Débloquer le jeu d’Instagram
J’en ai déjà parlé mais j’ai enfin fini par trouver une manière de produire sur Instagram qui ne soit pas une douleur horrible pour moi. Je déteste les storys. C’est trop court, je n’arrive pas à développer, ça m’étouffe. D’ailleurs je n’aime pas en consommer moi-même.
En plus, je faisais comme les vidéos longues de YouTube : je le faisais sans script, avec juste les grandes lignes écrites. Catastrophe.
Par hasard j’ai découvert que si je me contentais de lire un post déjà écrit pour LinkedIn, ça faisait une vidéo entre 2 et 3 minutes et que ça tient donc dans les réels Instagram (la copie de TikTok).
Et là, non seulement c’est du contenu que je consomme puisque je suis à fond sur TikTok mais en plus ça laisse le temps de développer un peu plus.
Je me suis donc mis à faire des vidéos pour Instagram au grand soulagement de ma Community manager qui était en souffrance depuis des années.
Et la première a fait un véritable carton (200 000 vues au moment où je parle), mais surtout m’a généré pas mal de ventes de formations. Pour la première fois, le compte Instagram est directement rentable. Décembre 2025 aura été le premier mois où c’est le cas.
Ce n’est plus un mécanisme indirect de visibilité qui ensuite amène des gens sur la newsletter qui ensuite vont acheter quand je sors des formations. Non. Comme maintenant j’ai un seul sujet qui est l’autisme et bah chaque contenu que je produis pour Instagram dirige vers la formation Es-tu autiste.
Le système de génération de revenus
Avant, quand je ne sortais pas de formation, l’Atelier n’avait pas de revenu. Hormis les abonnements premium. J’ai passé toute la fin d’année 2025 à créer ce qu’on appelle un système evergreen donc un moyen de générer des ventes de formation en continu.
Pour ça j’ai utilisé des webinars (conférences en ligne) qui me permette d’attirer de nouvelles personnes. Le plus souvent autour d’un résumé de livre. Pour l’instant j’en ai résumé 3 :
Is this Autism
The Lost Girls of Autism
The Autist’s guide to the galaxy
Contrairement à ce que tout le monde conseille, j’ai décidé de ne pas faire de vente pendant le webinar. Même moi en tant que participant j’aime pas quand faut écouter un pitch de vente alors que j’étais venu pour le contenu. Donc je sépare les deux phases. C’est moins efficace mais je me sens beaucoup plus à l’aise. Et comme je me sens plus à l’aise j’ai plus de chance de continuer à en faire sur le long terme.
Pour accéder à la conférence y’a un “péage” : il faut laisser son email. Du coup je peux ensuite faire une campagne de promotion de la formation es-tu autiste réservée aux personnes venant d’assister à la conférence.
Puis, une fois que la conférence est tournée, je fais pareil avec le replay : chaque nouvelle personne qui regarder le replay reçoit ensuite la séquence d’emails avec la promo.
En novembre et en décembre, cette stratégie a généré 2000€ de revenus pour chaque mois. Donc si ça continue sur cette lancée ça peut faire un vrai matelas de sécurité qui pourra ensuite permettre à l’Atelier de développer d’autres choses.
Wait and see…



