Marie est subitement épuisée
Je vais te raconter l’histoire d’une personne fictive qu’on va appeler Marie. Elle est inspirée des personnes à qui j’ai parlé les deux derniers mois.
Un épuisement inexpliqué
Marie se sent épuisée depuis des mois, parfois des années. D’une fatigue qui ne se compense pas par le sommeil.
Elle se demande comment font les autres.
Mais surtout elle se demande comment elle faisait elle-même.
Car oui…
Marie a été une fêtarde, une globe-trotteuse
Aujourd’hui elle ressent un besoin d’isolement mais ça n’a pas toujours été comme ça. Ado elle était un peu réservée. Mais, après le bac, elle a basculé.
Elle passait des soirées dans les bars, les boîtes de nuit et elle était charismatique. Tu sais, le genre de personne qu’on repère dans une soirée. Les anglais appellent ça the life of the party.
Elle adorait voyager et le faisait sans aucun souci. Au point qu’elle adorait même le faire toute seule.
Marie était devenue une autre personne. Comme si y’avait Amandine, la version extravertie et pleine d’énergie et Marie, la vraie version.
Sauf que Marie n’a pas compris qu’Amandine était une autre personne. Elle a cru qu’elle avait simplement développé subitement des compétences sociales, de l’énergie.
Cette effervescence a duré pendant une grande partie de la vingtaine. Puis, vers la trentaine elle s’est pris un mur. Fini Amandine.
Retour à la case Marie, mais en pire.
La difficulté de la vie d’adulte
Depuis ce retour brutal, Marie a énormément de mal à assurer la vie d’adulte : les factures, le ménage, les impôts. Pire… elle déteste le travail, elle supporte de moins en moins les jeux politiques.
Mais surtout… la fatigue qui envahit tout.
Marie est en dépression depuis un moment
On lui dit qu’elle est en dépression mais elle n’est pas entièrement d’accord. Y’a quelque chose dans la description de la dépression qui cloche. Surtout qu’elle ne voit pas pourquoi elle serait en dépression, elle n’a pas objectivement de raisons de l’être selon elle.
Note : y’a pas besoin de raison pour être en dépression, mais c’est comme ça qu’elle se le dit.
Et puis, elle ressent que son épuisement n’est pas que psychique, il est aussi physique.
On lui a aussi dit qu’elle était bipolaire, ça elle n’est vraiment pas du tout d’accord… y’a quelque chose qui ne cadre pas.
Marie est autiste
Elle ne se reconnaissait pas dans les descriptions masculines et caricaturales de l’autisme. Mais depuis qu’on commence à parler de l’autisme de manière plus réaliste, y’a quelque chose qui lui parle.
Et c’est là qu’elle tombe sur le concept qui va tout changer.
Le burnout autistique
Ce n’est pas faux de dire que Marie est en dépression mais c’est incomplet et c’est ce qui fait qu’elle ne se reconnaissait pas. Elle tombe sur la définition et c’est une révélation pour elle :
Le burnout autistique est un épuisement intense, de perte de compétences et de tolérance réduite aux stimulis sensoriels. Il est causé par le stress chronique de vivre dans une monde inadapté aux autistes. Stress décuplé par la suradaptation (masking).
Souvent, les personnes en burnout autistique racontent que c’est comme si elles avaient tapés dans des réserves jusqu’à atteindre un point de rupture.
Un peu comme si tu étais un téléphone avec une batterie externe gigantesque. Chaque jour, pendant des années, tu as utilisé 250% de ta batterie interne. C’était possible car tu te branchais à la giga batterie externe. Sauf que toi tu ne savais pas que tu puisais dans la batterie externe, tu pensais que c’était ton énergie quotidienne normale.
Le burnout autistique c’est ce qui arrive la première fois que cette giga batterie tombe à zéro. Parfois le premier arrive à 20 ans, 30 ans ou même 40 ans. Parfois ça arrive très tôt, y’a des gens qui sont dans cet état depuis leur enfance. Et le souci c’est que la giga batterie externe peut pas se remplir aussi rapidement que la batterie interne. Du coup quand ça tombe à zéro c’est la catastrophe. Tu dois recharger pendant des mois, voire des années.
Tu as alors l’impression que tu ne peux plus faire comme avant. La réalité c’est que tu as toujours été en surrégime.
Heureusement, le burnout-autistique peut se guérir en éliminant ce qui l’a provoqué : la suradaptation.
Avant de le savoir, j’étais prisonnier dans un cycle de 8 mois de bien-être dans l’année et 4 mois de malheur absolu où je voulais me suicider. Là je ne te parle plus de Marie mais bien de moi.
Note importante : un burnout autistique peut être continu (quasiment depuis l’enfance), long (des années), intermittent (comme moi) ou ponctuel. Y’a pas de règle sur la durée.
Depuis que je le sais, je n’ai plus fait de dépression/burnout autistique. Je touche du bois, ça fait 1 an et 9 mois que ça dure. Normalement j’aurais dû faire entre 3 et 4 burnout dans l’intervalle.
Parce que depuis que je le sais j’ai commencé à refuser de me suradapter. J’ai refusé de continuer à vivre comme si j’étais alliste.
Bien sûr, j’ai une position privilégié : je suis un homme qui était cadre à Paris avec un revenu confortable. Je ne sais pas comment j’aurais fait si j’avais été dans la précarité et que j’avais pas eu le choix que d’aller travailler dans un job d’alliste.
Je te raconte ça plus en détails jeudi
Ce jeudi 19 mars 2026 à 12h15, j’organise une conférence en ligne où je vais te partager les résultats de mon étude de marché auprès de 55 personnes de mon audience. Dedans je vais te raconter les parcours comme celui de Marie mais surtout les problématiques les plus courantes que j’ai entendues.
Je te présenterai également mon programme d’accompagnement haut de gamme (cher) mais aussi une solution gratuite.
RDV ici, jeudi 19 mars :
https://event.webinarjam.com/9y032/register/q52wqh6r?utm_source=substack

