L'importance de la communanuté autistique
Une citation sur l'autisme #2
Aujourd’hui je te présente l’extrait d’un livre dont je te parle rarement parce que je ne l’ai pas trouvé incroyable dans l’ensemble :
So, I'm Autistic: An Introduction to Autism for Young Adults and Late Teens - Sarah O’Brien
Pour autant y’a quelques passages cools. Dont celui ci :
Il m’a fallu connecter à ma communauté
Je ne suis pas fière de la version 2014 de moi, tout juste diagnostiquée. Dans mon cas, le diagnostic n’a pas été une libération : il a construit des murs de validisme intériorisé que je me bats encore pour abattre. Ce n’est devenu une expérience positive que lorsque j’ai trouvé du soutien et de la solidarité dans la communauté autiste. C’est ça qui a tout changé. Trouver mes gens.
Je ne me suis pas retrouvée soudainement entourée IRL de personnes autistes après mon diagnostic; j’ai dû travailler à créer un lien avec ma communauté. J’ai commencé à faire du bénévolat dans une association locale liée à l’autisme, j’ai rencontré des enfants et des jeunes autistes grâce à ce bénévolat, j’ai vu à quoi ressemblait l’autisme chez d’autres personnes, et j’ai trouvé la communauté en ligne qui me convenait.
Beaucoup disent que les autistes s’épanouissent en ligne : socialiser y est techniquement plus facile, et nous pouvons souvent nous trouver dans des espaces où nous parlons de nos centres d’intérêt.
C’est sur Tumblr, puis plus tard sur Twitter, que j’ai pu en apprendre davantage sur l’autisme auprès de personnes autistes elles-mêmes et nouer des amitiés avec des personnes autistes aux expériences parfois très différentes et parfois très proches de la mienne.
Tomber sur le hashtag #ActuallyAutistic à une période où j’étais assez isolée d’autres personnes autistes a été le baume parfait pour la blessure métaphorique laissée dans ma vie par les mots des psychiatres et les “camarades” cruels. Je ne peux pas assez insister sur l’importance de se trouver une communauté pour soutenir, te relever quand tu tombes, sur laquelle s’appuyer quand les choses deviennent difficiles.
Étrangement, réaliser que je n’étais ni bizarre ni unique parce qu’il y avait tant de personnes exactement comme moi a fait un bien énorme à mon estime de moi. Être un flocon de neige n’était plus une singularité une fois que je me suis retrouvé à ma place dans une tempête de neige avec les autres flocons.
Bon… c’est pas la première fois que je te partage une citation qui incite à rejoindre une communauté autistique. Mais c’est vraiment crucial.
En plus, en 2026, contrairement à 2014 tu as vraiment des espaces organisés. J’ai, comme tu l’as probablement déjà vu, ma propre communauté : https://www.skool.com/le-coin-des-autistes
Mais y’en a d’autres.
C’est juste que… j’avais tellement besoin que ça soit sur mesure que j’ai fait la mienne. Notamment parce que je trouve que y’en a beaucoup où on insiste pas assez sur le fait que tu es la bienvenue même si tu n’es pas sûr·e d’être autiste. Et c’est dommage parce que c’est précisément à ce stade que la communauté va t’être le plus bénéfique en voyant d’autres personnes qui te ressemblent et qui vont, en soi, t’amener vers davantage de certitude.
La seule critique que j’apporterais à son passage c’est que y’avait probablement déjà des autistes autour d’elle. Donc tu peux souvent créer ta propre communauté tout simplement en partant de tes proches et en leur faisant réaliser leur autisme.
Car, par contre, y’a vraiment un monde d’écart entre fréquenter un·e autiste qui sait qu’iel est autiste et un·e autiste qui ne sait pas. Pour vraiment faire communauté faut que vous le sachiez. Pour pouvoir à la fois vous autoriser à être davantage votre version autiste mais aussi pour partager explicitement sur le sujet.
