Les découvertes de la semaine #25 - 1 vidéo, 1 livre

Bienvenue dans ce vingt-cinquième épisode des découvertes de la semaine. Comme d’habitude, je vais te résumer 3 points clés de contenus qui m’ont marqué.

Pour la première fois depuis le sixième épisode, en février, je te partage un livre.


[Vidéo Semi-Longue] La révolution de l’autotune (malheur ou bénédiction ?)

Comment j’ai découvert la vidéo

C’était une suggestion Youtube. Probablement parce que je suis abonné au Règlement.

Les 3 choses que je retiens

#1 | Le logiciel a été créé en 1997. Alors qu’on a l’impression que son utilisation est récente ? Pourquoi ? Parce que ce qui est récent c’est de l’utiliser massivement dans le rap. Pour remplacer le rôle qui était traditionnellement dévoué à une chanteuse de R&B.

#2 | L’auto-tune se cache derrière des musiques hyper connues, qu’on y associerait pas spontanément. Par exemple, Blue (Da Ba Dee)… ou si tu es comme moi : Blue daboudi dabouda a été fait grâce à l’auto-tune. C’est ce qui permet ce rendu électronique. Pourtant, personne ne rouspète en disant que c’est pas de la vraie musique.

Pareil pour California Love ou Get Busy de Sean Paul. Ces voix ne sont possibles qu’avec de l’auto-tune.

#3 | En France, c’est le morceau 09 de Booba qui a introduit l’auto-tune pour la première fois dans un son mainstream de rap. Talonné par Rohff (ils n’ont pas pu se consulter car il y a deux semaines entre les deux albums). C’était l’époque où il n’y avait que Booba et Rohff dans le rap (le premier qui dit « et Diams », je boude).

Période qu’on connaît désormais comme étant l’âge sombre. Ce moment où la créativité s’est effondrée et où on regrettait les années 90. Jusqu’à ce qu’en 2015 on vive à nouveau un âge d’or, dans lequel on est encore aujourd’hui. C’est vraiment le meilleur moment pour se mettre au rap.

Je me rappelle, quand je me suis mis au rap, en plein dans cet âge creux, tout ce qu’on me recommandait c’était des vieux sons des années 90. Le souci c’est que c’est très dur de s’initier à un art avec des oeuvres d’une autre époque. Car nous ne sommes plus dans son contexte. On peut pas comprendre ce que Baudelaire a de génial si on ne comprend pas l’époque dans laquelle il écrit.

Là c’est pareil : je n’arrivais pas à écouter du NTM. Alors que j’adore le morceau qu’ils ont sorti en 2018. J’étais dans l’époque, je comprends la musicalité.

Bref je m’égare. Selon l’auteur de la vidéo, l’auto-tune a permis justement la résurrection du rap en décuplant la créativité. En replaçant la voix au centre du morceau.

Pourquoi tu devrais la découvrir à ton tour ?

C’est hyper didactique, hyper bien fait. Tu te coucheras en sachant d’où vient ce logiciel et comment il est devenu omniprésent dans nos quotidiens.


[Livre] Where Do We Go from Here: Chaos or Community ?

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Comment j’ai découvert le livre

J’ai voulu écrire un article pour contrecarrer la version Disney de Martin Luther King. J’ai commencé par Wikipédia et j’ai fini par atterrir sur ce livre.

Si tu n’as toujours pas été voir l’article, c’est le moment :

Voir l'article

Les 3 choses que je retiens

#1 | On sent que Martin Luther King est vraiment dépité par l’opposition qu’il rencontre chez les Blancs modérés. Au moment où il écrit, il est en plein dans ce que l’époque a nommé “the white backlash”, c’est-à-dire une période qui a suivi les grandes avancées. Comme dans toute révolution, il y a une réaction. Il écrit donc en plein ouragan réactionnaire, et ça se sent. Même si à la fin il dit qu’il ne perd pas espoir.

#2 | C’est fou comment tout sonne actuel. On pourrait s’imaginer que les choses ont tellement changé que ça invalide une grande partie. Pas du tout. Oui, on observe que les choses ont changé. Mais les schémas restent les mêmes. Notamment le problème du silence des bonnes personnes qui fait plus de mal que les insultes des mauvaises personnes. Parce qu’elles sont beaucoup plus nombreuses.

#3 | Il y a toute une réflexion sur le pouvoir. Il essaie de faire le pont entre le christianisme et Nietzsche (qui est le seul philosophe cité). La synthèse, selon lui, réside dans le fait que le pouvoir doit s’exercer par amour. Ici on n’entend pas une version béate de l’amour mais bien l’amour de l’humanité. Un pouvoir par amour. Mais aussi un amour avec le pouvoir. Car, précise-t-il , “sans pouvoir l’amour est sentimental et anémique”. Une position tout sauf naïve.

Pourquoi tu devrais le découvrir à ton tour ?

C’est vraiment moderne. La philosophie de King est une boîte à outil qui peut encore nous servir aujourd’hui. Mais surtout : ça te permettra de te faire ta propre idée. J’ai essayé de ne pas travestir sa pensée. Néanmoins j’ai forcément injecté une partie de mon interprétation, sans le vouloir. La seule manière de découvrir King pleinement est d’aller lire à la source.


Si tu fais partie des 78 premiums, je te dis à demain. Sinon je te dis, à lundi :D