Les découvertes de la semaine #2 - 2 conférences, 2 vidéos, 1 schéma, 1 post Twitter, 1 post Facebook

L’effet Dunning-Kruger, les inégalités à l'école, les fans de JUL et le français, le perfectionnisme, la domination masculine, la course à l'attention et résumé d'un livre sur le racisme

Bienvenue dans le second épisode des découvertes de la semaine. Pas de livre au programme (je suis en train de lire the story grid mais je n’ai pas fini). Mais j’ai quand même trouvé quelques pépites que je te laisse découvrir !

[Schéma] L’effet Dunning-Kruger illustré de manière humoristique

Tu en as peut-être entendu parler ? L’effet Dunning-Kruger explique pourquoi les personnes ignorantes d’un sujet ont davantage confiance en elles que les personnes qui viennent de commencer à creuser le sujet.

Il est ici résumé par l’incroyable Tim Urban (celui qui tient le meilleur blog du monde)

[Conférence] L’école est-elle condamnée à reproduire les inégalités ?

Sur ma lancée de la semaine dernière, j’ai continué à regarder des conférences de la série Politeia. Voilà celle qui m’a le plus marqué, et de loin.

Je savais déjà que l’école française reproduisait les inégalités. Mais je ne savais pas que c’était un phénomène si récent (30 ans). Je ne savais pas non plus que c’était l’avant-dernière école en Europe à ce niveau (devant la République Tchèque).

Je savais qu’il était faux de dire qu’on donnait le bac à tout le monde et que 80% des enfants avaient le bac.

“91 % des enfants d’enseignants entrés en sixième en 1995 ont obtenu le bac, contre 41 % des enfants d’ouvriers non qualifiés, selon le ministère de l’Éducation nationale. Les écarts sont encore plus importants pour les filières dites « d’excellence ». 41 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. “

La conférence appuie sur ce fait : il y a des filiales scolaires. Des parcours qu’empruntent les enfants des classes sociales supérieures.

Mais il y a une bonne nouvelle :

L’enseignement s’est massifié. Puisque seuls 55% des enfants nés en 1950 sont arrivés jusqu’en 6ème (35% des enfants d’ouvriers). Ce qui veut dire que parvenir au lycée était un luxe. Quasiment la moitié des enfants arrêtaient en CM2 puis attendaient d’avoir 14 ans pour pouvoir travailler”

Tout a changé avec la loi Berthoin :

“Pour faire face aux besoins économiques, le ministre Berthoin prend deux mesures importantes : il fait passer la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans et réforme l’organisation du système éducatif. “

Conséquence : les élèves ne pouvant plus attendre entre 11 ans et 16 ans, on va commencer à les intégrer massivement.

Autre gros changement…

…je me rends compte que ça devient trop long : va regarder la conférence pour découvrir le second basculement.

[Vidéo semi-longue] Les fans de JUL sont nuls en français ?

BFM TV a repris bêtement une enquête en disant que les fans de rap étaient nuls en français. C’est évidemment faux. Cette vidéo montre comment on peut analyser une étude pour démêler le vrai du faux des annonces dans les médias.

Elle rappelle pourquoi il faut toujours aller à la source.

[Post Facebook] Le perfectionnisme échoue toujours


[Vidéo courte] Quand les hommes se trompent, c'est à la vérité de s'adapter

Quelques petits rappels féministes, par une humoriste.

[Conférence TED] How craving attention makes you less creative

Voici une conférence qui résume TELLEMENT mes difficultés. Bien entendu je ne suis pas une star. Mais il le dit : ça ne change rien. Quand on a 1000 followers on en veut 10 000. Quand on a 10 000 on en veut 100 000. Et ainsi de suite.

Il y a deux mouvement contradictoires :

1) Avoir envie d’attention

2) Donner toute son attention

Et un artiste est soumis aux deux. Quand il publie son art il attire de l’attention. Mais quand il le crée il y met toute son attention. Et c’est ce processus qui est vraiment épanouissant.

Il faut donc apprendre à produire l’art qu’on aime produire et non pas l’art qu’on pense qu’on doit faire pour un public.

[Thread Twitter] Résumé du livre White Fragility: Why It's So Hard for White People to Talk About Racism

Je dois te faire une confession : tu reçois les découvertes de la semaine en décalage d’une semaine. Ça me permet de m’organiser et d’avoir une semaine d’avance. Quand tu as reçu le premier épisode j’avais donc déjà fini d’écrire ce deuxième épisode.

Comme tu le sais sûrement, j’ai écrit la semaine dernière un article sur le racisme : je suis blanc, je peux parler de racisme ?

Je suis tombé sur ce Thread Twitter en faisant mes recherches pour l’article. D’ailleurs, je l’ai cité dedans. Mais je ne l’avais pas lu en entier. Il vaut le détour : il explique pourquoi c’est aussi compliqué de parler de racisme quand on est blanc.