Les chroniques guadeloupéennes #22

L'avant-dernier épisode

On arrive bientôt à la fin de cette série. Il était temps ! Même moi, je commence à m’essouffler.

Les cadeaux pour mes parents

Afin de les remercier de leur hospitalité, on décide d’aller leur chercher des cadeaux. Enfin… je dis “on” mais en vrai j’ai été plus assistant de ce projet que chef de projet.

Après avoir cherché partout on finit par trouver un diffuseur d’huiles essentielles pour ma mère et des bande-dessinées pour mon père. Dont une qu’il faut que je lise un jour. C’est une saga qui raconte l’histoire des îles de la Guadeloupe mais d’un point de vue plus pertinent que la bouillie qu’on a eu à l’école.

Au passage, je tombe sur un livre que je ne connais pas. Je me dis qu’il a l’air trop bien :

Mais… ça rajoute un truc à mettre dans la valise… et puis j’ai plein de livres en attente de lecture. Alors je me dis que ça attendra.

Rendre la voiture

Il faut rendre la voiture de location qu’on a eu grâce au réseau de ma mère. On l’a eu au prix normal (450€ pour deux semaines) au lieu du prix de pénurie sur internet (plus de 3000€).

Le souci c’est que y’a un impact sur la voiture. Pas catastrophique mais quand même très visible.

On ne se rappelle plus si c’était déjà là mais on avait pas fait attention. Ou si c’est à cause du chemin pour aller chez mes parents. Chez mes parents il n’y a pas de route : c’est une pente en herbe et en roches.

La première fois qu’elle s’est engagée dedans, mon amie a dit :

Non mais ce que je suis en train de faire, normalement c’est un accident. C’est quand je quitte la route pour aller sur le bas-côté…

Hier, j’ai dû faire fuir un bébé boeuf qui était planté au beau milieu…

Mais en même temps… s’il elle s’était abîmée là, l’impact aurait dû être plus bas.

Alors on se dit que c’est plutôt quand on est allés à Petite-Terre (ce qui correspond au jour où on a constaté l’impact).

Probablement quelqu’un qui nous a embouti en voulant se garer, pendant qu’on était absents la journée.

Enfin bon… peu importe : l’impact est là.

On se dit qu’on va rendre la voiture nickel sur tout le reste : extérieur, intérieur, jauge d’essence. Comme ça peut-être qu’il sera moins regardant…

Un accident pour finir ?

On a fini de nettoyer. On reprend la route pour aller rendre la voiture.

Entre temps on passe à l’endroit où j’ai vu quelqu’un tirer sur quelqu’un d’autre autre part qu’à la télévision. J’avais 12 ans. Mais c’est une toute autre histoire.

D’un coup, la voiture en face se déporte vers nous pour éviter des piétons.

Et là je me dis… ce serait quand même fou comme fin. Si je me faisais percuter là maintenant et que les chroniques s’arrêtaient là. Ballot pour moi, mais fou.

Je me demande comment ça se passerait ? Qui irait vous annoncer ? Probablement Mélissa puisque c’est elle qui a le compte Insta ?

Pareil si l’avion s’écrase.

Mais puisque tu lis, tu sais bien que ça n’a pas fini comme ça. C’est d’ailleurs ce qui est un peu ennuyant avec ce format : on peut pas inventer des trucs.

Le moment fatidique

Hier, je lui avais donné rdv à 16h pour rendre la voiture.

15h30 j’envoie un texto de confirmation. Pas de réponse.

16h24, il m’appelle en me disant qu’il y sera dans 5 minutes.

On se rejoint chez lui, il monte dans la voiture, il nous demande si ça a été, et il repart avec.

Sans rien vérifier…

Alors que c’est une entreprise, hein ? C’est pas un particulier qui nous a prêté une voiture : y’a un contrat de location et une caution.

Enfin… une “caution”… il a pris les numéros de ma carte bleue qu’il a écrit sur un papier.

Vraiment… pas la même culture.

Et tant mieux.

Surprise

Sur le trajet du retour, je me dis que j’ai vraiment envie de lire le livre que j’avais vu sur la suprématie blanche. J’ai mon Kindle… alors je peux l’acheter directement en Kindle et le charger pour l’avion. Ça me fera une lecture.

Quand je le dis, mon amie me sort une phrase incompréhensible. Je lui demande de répéter : ce n’est plus la même phrase. Je lâche l’affaire.

Quelques minutes plus tard, elle me tend un papier cadeau. Dedans y’a le livre en question.

Elle dit :

Je sais pas si c’est le pire ou le meilleur des cadeaux.

Mais en tout cas c’est le cadeau d’une personne douée à faire des cadeaux.

Demain on prend l’avion.