Les 10 meilleurs emails de l'Atelier

À moitié selon vous, à moitié selon moi

Merci pour vos réponses sur le design. On est donc partis sur la couleur saumon ! En ce qui concerne le fond, je pensais que je pouvais mettre juste la page d’accueil en fond foncé, mais en fait c’est tout ou rien : les emails aussi passeraient en foncés.

Alors pour l’instant je me dis que je vais garder en clair, sachant que les gens qui aiment le foncé peuvent passer en dark mode sur leurs appareils. L’inverse n’étant pas possible.

Aujourd’hui on continue notre semaine des an de l’Atelier avec un top 10 des emails, depuis le début.

Pour choisir, j’ai pris les 30 emails où vous avez laissé le plus de like (oui tu peux liker, y’a un coeur sur chaque email) et j’ai gardé mes dix préférés.

À la fin, je te mets un lien qui t’emmènera au top 10 version cliquable si tu veux aller en (re)découvrir directement sur le site de l’Atelier.

Nicolas… pourquoi tu mets pas les liens directement dans cet email ?

J’aimerais…mais je vais encore me faire punir par Gmail si je fais ça. Comme pour l’email des chaînes Youtube.

#10 | Ta voix intérieure est négative ou positive ?

J’ai écrit cet email après avoir discuté avec Mohamed. Il me parlait de son livre f**** la merditude qui avait pour but d’enseigner l’amour de soi. Ou plutôt, la fin de la détestation de soi. Il m’expliquait que sa voix interne était négative, critique. Ça me paraissait dingue car la mienne est positive.

Ma voix interne est encore plus positive que ma voix externe, c’est un genre de méga supporter qui me dit des mots d’amour. Mohamed m’a alors répondu “t’as de la chance, je te promets qu’on est plus des comme moi que des comme toi”.

Je ne voulais pas y croire. J’ai donc lancé ce sondage et…effectivement vous avez confirmé ses propos :

Globalement je suis positif sur à peu près tout dans ma vision du monde ... sauf sur moi. Ma voix intérieure est plutôt négative, je n'ai pas l'impression qu'elle me dise souvent que je vais réussir ou que j'ai fait quelque chose de bien.

Parfois vous avez été aussi surpris que moi :

Comme Nicolas, je découvre que cette voix intérieure peut être négative. 

Pire, je demande à ma fille de 15 ans qui me dit que la sienne l'est aussi. Elle rajoute que les seules voix positives et encourageantes viennent de moi et de son père, la sienne n'est jamais satisfaite.

Je ne comprends pas, j'aurais pensé que de l'encourager produira l'effet contraire !

J’ai aussi appris que certaines personnes naissaient avec des voix négatives mais qu’elles arrivaient à les faire changer. Il semblerait donc qu’on ne soit pas condamné :

Elle est positive depuis 1 ou 2 années.

Avant, elle me faisait la misère même quand il y'avait des événements que je ne pouvais pas contrôler.

Maintenant, elle me dit "Tu sais que t'es le meilleur donc trkl

Elle a été négative à peu près toute ma vie, et puis j'ai fini par accepter d'être minoritaire (en rencontrant d'autres minoritaires) et envoyer paître mes parents. Maintenant ça lui arrive d'être positive, on dialogue un peu plus. Parfois je crois les gens quand ils me font un compliment et je les écoute réellement. C'est un sacré travail sur soi quand même, faut être vigilant·e en permanence dans mon cas sinon je m'auto-saborde.

Elle a longtemps été négative et jugeante.

Et puis un jour je me suis rendu compte que cette voix n'était pas la mienne, mais l'écho d'une voix parentale avec laquelle j'avais grandi et que j'avais complètement internalisée.

Alors je lui ai mis une sourdine, et je me suis appliquée à la place à nouer un dialogue interne avec ma propre voix - beaucoup plus juste, bienveillante et encourageante. C'est libérateur !

Je suis justement en train d'écrire un article là-dessus :-) 

Bref. C’est un des moments où j’ai le plus appris. Même là en relisant vos réponses je retrouve des choses que j’avais oubliées et qui sont super enrichissantes.

#9 | [Micro-Pensée] Ma grand mère avait raison

Ma grand-mère répète toujours la même chose. Et, comme je ne l’aime pas du tout, j’ai eu tendance à m’en moquer. Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’elle avait raison. Je discutais avec un ami qui me faisait remarquer que c’était fou… comme nos parents sont profs, on avait toujours quelqu’un qui était à la maison quand on rentrait de l’école.

Voilà pourquoi le conseil de ma grand-mère : fais attention à tes fréquentations ne m’était d’aucune utilité. Parce que mon père le faisait déjà pour moi.

Puis, en grandissant, j’ai pris l’habitude de m’entourer de personnes que je trouve admirables. Au point de ne plus me rendre compte de ce que ça facilite dans une vie. Je m’en rends compte quand je parle à mes proches qui eux se plaignent de leur entourage.

En fin de compte, comme dit le proverbe, on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus.

#8 | Ne désespère pas. Les choses vont mieux.

J’ai écrit ça pendant la période compliquée niveau actualité raciale (la semaine qui a suivi la mort de George Floyd). J’avais des proches touchés émotionnellement. Moi-même, je l’étais.

J’ai voulu prendre du recul et démontrer que, même si le chemin est en montagnes russes, le racisme était en diminution sur le long terme.

Le racisme n’est pas en train d’empirer, il est simplement filmé - Will Smith

Rien ne le résume mieux que cette phrase. Avant c’était pire. Vraiment pire. En 1983, Toufik Ouanes a été abattu d’une balle dans le coeur par son voisin blanc, parce qu’il jouait avec un pétard. Cet événement a déclenché une séquence qui a abouti à la création de SOS Racisme.

En 1989, à ma naissance, il y avait encore l’Appartheid.

J’y ai partagé une vidéo de l’INA de 1961 qui interroge des français dans la rue sur les questions raciales. Leurs réponses sont… d’un autre monde. Même Jean-Marie Le Pen ne dirait plus ça :

je crois qu’il ne faut pas mêler les races. On met au monde des individus qui sont détestés des Noirs et détestés des Blancs. (…) Je ne suis pas raciste. Je vois tout ce qui se passe maintenant (aux États-Unis) : il ne faut pas les séparer dans les écoles, les traiter comme des bêtes parce qu’ils sont noirs. Car, malgré tout, ils n’y peuvent rien

En fait… ce qui est frustrant c’est qu’on avance de manière chaotique : deux pas en avant, un pas en arrière. Mais on avance quand même.

#7 | Surmonter les 3 obstacles du télétravail : la démotivation, la fusion des temps et l'entourage

On était confinés. Je voyais plein de personnes découvrir le télétravail. J’ai alors eu envie de partager mon expérience, moi qui le pratique depuis le début de ma carrière. Bientôt 9 ans.

Car, quand on ne sait pas on peut être désemparé. Par exemple, dur de comprendre que la démotivation vient du manque d’habitude face au télétravail. Ou encore, comment apprendre à gérer les proches qui interrompent en permanence ou, pire, veulent manager ta journée de travail.

#6 | Les découvertes de la semaine #10 - édition spéciale

Là encore, on est juste avant le confinement. Je suis estomaqué par notre manière de réagir. J’ai l’impression que nous n’avons que deux modes : la panique ou le déni. Je me dis alors qu’il doit bien y avoir une voie intermédiaire. Une posture qui permet de ne pas céder à la panique.

Un juste milieu entre “je panique en achetant des pâtes pour 3 mois” et “non mais c’est juste une grippe”.

Je me sens investi d’une mission de partager les résultats de mes recherches avec vous. Surtout qu’au moment où j’écris, le confinement tel qu’on le connaît n’a pas encore été déclaré.

Je sais pas si tu te rappelles ? Il y a eu une période de 3 jours où c’était un confinement mais on pouvait aller se balader ou voter.

9 mois plus tard, je le relis et je me dis que la plupart des concepts (qui ne sont pas de moi) ont résisté à l’épreuve du temps. Ça me donne presque envie de faire une édition spéciale sur la vaccination et ce qui nous attend.

#5 | Tu as 11 vies avant ta mort

On arrive dans le top 5. Ça devient dur de classer. Il aurait pu facilement être en numéro 2.

J’adore ce concept que j’ai découvert dans une BD. L’idée selon laquelle on peut exceller dans un domaine pendant 5-7 ans. Puis en changer. Du coup ça nous fait une dizaine de “vies”.

La plupart des gens restent coincés dans une seule vie. Par peur de changer. Mais on est libre. Pourquoi se condamné à faire encore et toujours la même chose quand ça ne nous plaît plus tant que ça ?

Après tout, il y a 10 ans, tu étais une personne très différente, non ? Alors pourquoi continuer sur une voie qui a été décidée par quelqu’un qui n’est plus toi ? Sans jamais la remettre en question ?

#4 | Le syndrome de l'imposteur est un narcissisme

J’adore cet email. J’ai découvert ce concept dans le génial The subtle art of not giving a f***. Le syndrome de l’imposteur est cette posture intellectuelle (émotionnelle) consistant à te dire que personne ne voit que tu es nul ou que tu es nulle.

On le prend souvent comme de la modestie. Alors que pas du tout. C’est une position hautement arrogante et narcissique. Ça veut quand même dire que tu penses être capable de duper le monde entier…

C’est une manière de refuser que nous sommes toutes et tous moyens sur la plupart des domaines. Je suis moyen, tu es moyen, tu es moyenne.

Je sais…on est abreuvés d’images extraordinaires. On en a fini par oublier que nous sommes moyens. Même les personnes avec un don extraordinaire sont moyennes sur le reste.

Tu ne peux pas être une personne nulle en tout. C’est une manière confortable de te trouver une spécificité. Mais tu n’es pas une personne spéciale.

Répète après moi : “je ne peux pas être systématiquement la personne la plus nulle de la pièce…sauf si je suis la personne la plus arrogante”

Répète après moi : “j’accepte de ne pas toujours être la personne la mieux placée pour juger de ce que je fais ou ce que je suis”

#3 | Savoir abandonner est la clé de la réussite

J’adore celui-ci. Parce qu’il résume un livre que j’ai adoré. On aime trop mettre en avant la persévérance. Alors, qu’en fait, l’abandon est une faculté bien plus importante. Car, s’obstiner dans un cul-de-sac est bien plus dangereux que d’abandonner prématurément dans un creux.

Je l’ai appris à mes dépends en restant 6 ans en couple avec une personne que je n’aimais. Alors qu’au bout de 3 ans il y avait déjà d’énormes signes qu’il fallait abandonner. Mais je ne voulais pas. Parce que j’étais chrétien et que je voulais n’avoir connu qu’un seul partenaire dans ma vie.

Comment savoir si on est face à un creux temporaire ou un cul-de-sac ? Avec le test de l’enthousiasme : accélère ou abandonne. Si tu ne peux pas accélérer dans ta voie, alors abandonne. Si tu ne peux pas te donner encore plus à fond pour ton job, alors démissionne. Si tu ne peux pas t’investir encore plus à fond dans ce couple, alors arrête.

Crois-le ou non, abandonner est souvent une superbe stratégie, une manière intelligente de gérer ta vie et ta carrière.

#2 | Lettre pour faire la paix avec son passé

J’ai écrit ce texte il y a bientôt 10 ans. C’est un texte artistique. Il a généré le record de likes sur un email. Merci encore pour cet accueil : j’avais très peur en partageant un texte aussi brut.

Je ne peux pas t’en dire beaucoup plus sans te spoiler… mais ça parle du rapport à sa mère, son identité.

#1 | Arrête de chercher le racisme chez les autres. Il est en toi aussi.

Voilà mon préféré. Si je ne dois en garder qu’un seul c’est lui. Parce qu’il m’a permis de débloquer un niveau de compréhension. Écrire permet de mieux comprendre et c’est un exemple parfait. Ce que j’ai écrit ce jour-là, je l’ai appris par la même occasion.

L’idée c’était de dire qu’on aimait trop chercher le racisme chez les autres. Mais que peu d’entre nous faisaient l’effort d’admettre sincèrement leurs propres actes, paroles, pensées racistes.

La plupart des personnes sont plus inquiètes par le fait qu’on les appelle “raciste” que par le fait d’avoir peut-être fait un truc raciste. C’est dingue. Ça nous ralentit. On passe plus de temps et d’énergie à s’inquiéter de l’appellation que de sa réalité concrète.

Alors que pourtant tout le monde est concerné. Ça ne fait pas de toi quelqu’un d’horrible. Au contraire : l’admettre t’élève.

J’insiste : le racisme n’est pas réservé aux racistes de la même manière que la colère n’est pas réservée aux colériques.

Plus encore : le monde est complexe. Tu peux avoir tort et raison à la fois. Tu peux faire un truc avec de bonnes intentions et quand même blesser. D’ailleurs, je le redis : la plupart des actes qui blessent sont faits sans intention malfaisante.

Tu peux avoir eu sincèrement l’intention de faire une blague ET avoir blessé ton ami noir. Ce n’est pas l’un ou l’autre en fait.

J’ai donc décidé de me lancer en me confessant :

  • Pendant mes premiers jour en tant que recruteur, j’ai écarté des CV car l’adresse postale était dans le 93.

  • Plusieurs fois j’ai changé de trottoir parce que j’allais croiser un Noir et que j’étais seul (je ne le fais plus)

  • J’ai dit à quelqu’un que je rencontrais pour la première fois “t’écris si bien et si intelligemment que je pensais pas que tu étais noire foncée, je pensais que tu étais métisse” (j’ai vraiment honte de te l’avouer).

  • Quand on me dit qu’un Noir est beau, j’ai un moment de surprise. On m’a déjà dit que Giroud était beau, ok. Que Lloris était beau, ok. Mais quand on me dit que Pogba est beau…mon cerveau met un temps de latence.

  • Moi-même je ne me trouve pas beau

  • Une des raisons pour lesquelles je veux pas d’enfant, c’est que je veux pas mettre un Noir au monde.

Je suis sincèrement convaincu qu’on irait plus vite si tout le monde faisait son propre examen de conscience

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