L'entrepreneuriat ne te sauvera pas

Je veux créer mon entreprise.

J’entends cette phrase à chaque début d’année avec mes élèves. Je leur demande ce qu’ils feraient avec 10 millions d’euros et une partie me répondent qu’ils créeraient une entreprise.

L’entrepreneuriat est devenu le nouveau rêve à la mode. Au point que même les grosses entreprises se prennent pour des startups.

Si tu savais le nombre de fois où je vais donner des formations dans des grosses banques qui sont l’archétypes inverses d’une startup et qu’on me dit : on a un fonctionnement de startup…

C’est hallucinant. On dirait ton grand-père (ou un politicien) qui essaie de faire du rap. Y’a que lui qui ne voit pas comment il est à côté de la plaque.

Pourquoi cette hype ?

Ça pourrait faire un article entier… passons. Admettons l’existence de cette hype.

Comment on imagine l’entrepreneuriat

Bien sûr, on imagine l’entrepreneuriat dans sa version hollywood. Les succès de la Silicon Valley ont marqué l’imaginaire collectif. Si bien que, la plupart des gens qui disent “créer une entreprise” veulent en fait dire “créer une startup”.

Quand je leur réponds “lance une boulangerie”, ils me regardent avec un air interloqué. Comme si ce n’était pas une vraie entreprise.

Alors qu’il y a de formidables histoires de personnes qui se sont lancées avec succès dans la boulangerie et sont bien plus épanouies que beaucoup d’apprentis startuppers.

Ce n’est pas une critique des startups. J’ai forgé la majorité de ma culture professionnelle dans ce monde. Mais je vois bien que c’est devenu n’importe quoi. Au point que Macron peut dire qu’il représente la Startup Nation, tout en étant incapable de créer une application correcte pour suivre les infections du covid.

On s’imagine lancer une startup “innovante”, sur une idée que personne n’a eu et gagner des millions au bout de quelques années.

La version Hollywood : Mark Zuckerberg était devant un tableau noir, il a écrit en une nuit un algorithme pour comparer le physique des étudiantes de Harvard, il s’est fait punir par la direction puis a utilisé cet algorithme pour créer Facebook. Et paf, ça a fait des chocapic. Milliardaire à 30 ans.

En plus… les gens rajoutent quelque chose qui n’est pas dans les films : ils se disent qu’en vrai ce qui compte c’est d’avoir l’idée. Ils vont donc chercher quelqu’un d’autre pour coder leur application. Puis quelqu’un d’autre pour vendre. En se disant “c’est bon j’ai eu l’idée, maintenant c’est aux autres de réaliser ma vision”.

Échec assuré.

Sauf que ça ne se passe pas comme dans les films ou les journaux

En vérité, entreprendre est une tâche épuisante et désorientante. Je me sens bien mieux aujourd’hui en CDI dans la bonne entreprise que quand je dirigeais la mienne.

L’entrepreneuriat n’est pas une solution magique : premièrement parce qu’il y a une pression constante pour faire un résultat.

Contrairement au salariat, tu peux très bien gagner zéro euro pendant longtemps. Beaucoup d’entrepreneurs ne se versent aucun salaire la première année. Donc si tu fais ça uniquement pour l’argent, tu risques de te décourager. Tu as besoin de quelque chose qui te porte, au-delà de l’argent.

Deuxièmement, il règne dans l’entrepreneuriat une solitude qui peut déprimer.

Pourtant, j’aime la solitude. Mais là c’est un niveau extrême : non seulement j’étais seul quand je travaillais mais en plus j’étais seul face à mes décisions. Personne ne pouvait me dire si ce que je faisais était bien ou pas.

Troisièmement, la charge de travail est parfois énorme : 35% des entrepreneurs travaillent plus de 50 heures par semaine. La moyenne est de 48 heures.

En d’autres termes… “entrepreneur” est un job comme un autre. C’est un job avec ses avantages (nombreux, je ne dis pas le contraire) mais aussi avec ses inconvénients (qu’on néglige trop souvent).

Je connais des entrepreneures heureuses et des salariés malheureux. Je connais des entrepreneurs malheureux et des salariées malheureuses. Et vice-versa.

Et même si ça se passait comme dans les films…

Mais… imaginons que ça se passe comme dans le rêve : tu trouves une idée géniale, tu demandes à quelqu’un de le faire à ta place, tu deviens millionaire.

Et ensuite quoi ?

Bah oui… l’argent ça sert à s’échanger contre quelque chose.

Qu’est-ce que tu veux ? Tu vas échanger cet argent contre quoi ?

Des voyages ? Du shopping ? Ok… mais ensuite ?

Si tu ne sais pas ce que tu aimes, ce que tu veux, l’argent ne va pas t’aider plus que ça. Ce n’est pas pour rien qu’il y a autant de dépressions chez les personnes qui gagnent au loto.

Contrairement à l’idée reçue, gagner au loto peut être la pire chose qui arrive dans la vie d’un individu.

Des études ont démontré que les gagnants de la loterie ont plus de chance de se déclarer en faillite personnelle dans les 3 à 5 ans à venir par rapport à un autre concitoyen ordinaire.

En fait, près d’un tiers des gagnants de la loterie se déclare en faillite personnelle, mais ce n’est pas tout. Cette débâcle financière est souvent accompagnée de dépression, d’abus d’alcool et de toxicomanie. Et si cela ne suffisait pas, cela débouche aussi souvent vers l’isolation sociale, parfois même des propres membres de sa famille.

Parce que l’argent ne te donnera jamais une raison d’être. Tout ce qu’il peut faire c’est te donner le luxe d’y réfléchir calmement, sans pression.

Je répète : l’argent ne donne jamais de raison d’être.

Tu ne peux donc pas faire l’économie d’un travail d’introspection

C’est là que le bât blesse. Tu peux lancer une entreprise, gagner au loto … ça ne te permettra pas d’esquiver l’introspection.

Personne ne pourra te connaître à ta place.

Personne ne pourra savoir pour toi quelle voie prendre.

Rien ne guérira cette angoisse existentielle, en toi. Pas même un milliard d’euros.

C’est ce que nous révèle Jim Carrey quand il nous dit :

Je crois que je viens d'arriver au moment où je réalise que j'ai tout ce que tout le monde a toujours désiré mais que je suis toujours malheureux. Et, continuer d'être malheureux est un choc quand on a accompli absolument tout ce dont on avait rêvé et même plus. J'ai donc eu une prise de conscience : "Mon Dieu, ce n'était donc pas ça l'essentiel". Je souhaite à tout le monde d'être capable d'accomplir ce que j'ai accompli, afin de le découvrir.

Pire encore… fuir cette introspection ne va pas régler le souci. Tu mets juste la poussière sous le tapis en attendant que ça déborde. Ce n’est pas parce que tu enfouis ta tête sous la terre que le problème disparaît.

Un jour il déborde et tu fais une crise de la quarantaine ou de la cinquantaine. Quand d’un coup tu te rends compte que tu vis une vie que tu ne voulais pas.

Il y a un adage que j’adore :

La plupart des personnes qui échouent à avoir une carrière épanouissante, échouent non pas parce qu’elles manquent d’informations sur le marché du travail mais parce qu’elles manquent d’informations sur elles-mêmes

Tout est dit.

Je sais… tu n’as pas envie de le faire… tu as les mauvais souvenirs de la conseillère d’orientation.

Mais n’oublie pas la bonne nouvelle d’avant-hier : les vocations n’existent pas vraiment. Donc c’est normal si pour le moment tu ne sais pas quoi faire.

Je répète : c’est normal de ne pas avoir de grande vocation. Rien ne cloche chez toi.

Ce n’est pas trop tard, peu importe ton âge.

Tout ce que tu as à faire c’est prendre l’habitude de l’introspection. C’est comme le sport : au début ça va être très désagréable, presque une torture… puis au bout d’un moment tu vas y prendre goût.

Si c’est bien fait, ce ne sera pas l’angoisse de l’orientation à l’école.

Tu peux faire ce travail correctement par toi-même : tu n’as pas besoin de moi. Tu peux le faire avec des livres : Business Model You, Pose ta dem’, So good they can’t ignore you…

Tu peux le faire avec un coach ou un psy.

Je te dis ça parce que je ne veux pas que tu croies que je dramatise dans le seul but de te vendre une formation. Je pense sincèrement que c’est dangereux de ne pas faire cette introspection. Et, oui, je peux t’aider. Oui ça m’arrange bien si tu passes par ma méthode. Mais ce n’est pas la seule méthode.

En revanche, c’est la méthode idéale si :

  1. Tu aimes généralement mes emails

  2. Tu aimes, comme moi, apprendre en vidéo : tu peux regarder des formations en faisant la vaisselle, en te douchant ou dans ta voiture.

  3. Tu as pour principal problème de ne pas avoir de passion

Je veux voir la formation

Ça s’appelle Comment trouver sa voie ? Même quand on n'a pas de passion.

La formation est divisée en 5 vidéos d’environ 15 minutes chacune et j’ai rajouté un bonus de 30 minutes où je retrace mon parcours devant toi, mon CV à l’écran. Je te raconte chaque étape, quelles étaient mes hésitations, comment j’ai choisi.

Surtout, j’essaie de me remettre dans l’état de l’époque, même si c’est impossible. Pour éviter de tomber dans le piège de la narration : tout a toujours un sens quand on le raconte rétrospectivement.

Mais, par exemple, mon choix entre école de commerce et école d’ingénieur s’est fait au hasard. J’ai littéralement lancé une pièce en l’air.

Alors, qu’aujourd’hui, j’ai tendance à me dire que c’était vraiment le meilleur chemin et que c’était le plus logique. C’est un biais cognitif normal. C’est lui qui explique d’ailleurs pourquoi on aime autant nos enfants mais pas ceux des autres.

Mais je m’égare… on en reparlera si tu veux.

Je disais donc : 5 vidéos pour une durée d’une heure et demie et une vidéo bonus d’une demi-heure. Donc au total tu pourras faire la formation en moins de deux heures.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait l’une d’entre vous :

Comme tu le sais, l’offre de lancement expire demain à 23h59.

Voici le lien pour la retrouver : https://nicolasgalita.podia.com/comment-trouver-sa-voie-meme-quand-on-n-a-pas-de-passion?coupon=NO-PASSION-REGULAR

PS : si tu es premium ne passe pas par ce lien. Utilise celui que je t’ai donné mardi.