L'employeur veut pas la même chose que toi
Trouver ce que tu veux ET que les employeurs veulent
C’est extrêmement dur de savoir ce qu’on veut faire professionnellement. Pas parce que les gens manquent de volonté mais parce qu’on leur demande de choisir parmi des options très limitées.
Si les gens pouvaient vraiment faire exactement ce qui leur plaît sans avoir à se soucier d’avoir un salaire… on aurait pas ce problème. C’est juste que c’est sûr qu’aucun enfant ne rêve de devenir contrôleur de gestion.
Une fois qu’on a dit ça, voici quelques pistes.
Tu ne peux pas trouver ce que tu aimes faire en restant dans ton coin
Vu qu’il est impossible de savoir à quoi ressemble le quotidien d’un job sans le pratiquer et que tu ne peux généralement pas essayer plein de jobs, il reste une option intermédiaire : discuter avec les gens qui le font.
Dans l’idéal avec des gens qui étaient dans le même cas que toi y’a environ 6 mois. Car, après, les gens oublient ce que c’est que de débuter. Mais, même si tu parles à des gens qui ne débutent plus, tu auras des infos plus concrètes sur le job que ce que tu t’en imagines.
Une des missions les plus dures c’est de découvrir la réalité d’un job dans un contexte donné.
Car, même si tu as déjà fait le job et que tu veux juste faire le même dans une autre entreprise, tu te retrouves avec un problème :
Toutes les cultures d’entreprise ne sont pas les mêmes
La culture d’entreprise c’est la même chose que la personnalité d’un individu. C’est l’ensemble de système de valeurs qui lui permettent de décider quoi récompenser, quoi punir, quoi chercher, quoi fuir.
Le souci c’est que c’est comme la personnalité. De la même manière que sur Tinder tous les mecs se disent drôles et attentionnés, les entreprises sur leurs sites disent toutes que leurs valeurs c’est :
Intégrité / Honnêteté
Respect
Innovation
Esprit d’équipe
Sens du client
Ouais… ok. En même temps, quelle entreprise peut dire que ses valeurs c’est : fraude, irrespect, statu quo, chacun pour soi et fuck les clients ?
Une fois qu’on a dit ça, on a rien dit. Parce qu’un trait de personnalité, c’est un truc que tout le monde n’a pas.
C’est pour ça que l’envie d’être dans le camp du bien n’est pas un trait de personnalité.
Pour qu’un trait soit un trait il faut que y’ait une variabilité dans la population. C’est pareil ici, une valeur réelle c’est une valeur qui ne fait pas l’unanimité parmi les entreprises.
Le souci c’est que peu d’entreprises ont conscience de leur culture effective.
Mais c’est là où avoir accès à une personne qui vient d’y arriver est une aubaine : une personne qui vient d’arriver dans une entreprise voit encore la culture. La culture c’est tout ce qui l’étonne par rapport au poste précédent.
Si tu n’y as pas accès voilà quoi chercher : dans le quotidien qu’est-ce qui est valorisé et sanctionné ?
Ou, encore mieux : quand les gens se font licencier, c’est pour quelle raison ? Quand les gens reçoivent des promotions, c’est pour quelle raison ?
Là où ça se complique c’est que, comme pour les personnalités des humains, tu as des sous-ensemble. Y’a une culture de l’industrie de la grande distribution. Au sein de cette culture tu as la culture de Carrefour. Puis au sein de la culture de Carrefour tu as la culture dans telle équipe précise.
Le tout se mélangeant avec les cultures métiers. Tu as des cultures métiers si fortes qu’elles sont plus importantes que la culture de l’entreprise. Le cas le plus évident c’est celui des développeurs. Quasiment toutes les entreprises que j’ai côtoyées (en les formant) donnent une sorte de joker aux développeurs. Y’a l’idée qu’il faut les laisser tranquille, pas les emmerder avec du small talk, leur dire oui au télé-travail, etc.
Il te faut donc une idée de quel type de culture est compatible avec ta propre personnalité. Par exemple, j’ai vite compris que mon besoin d’autonomie et de maîtrise de ce que je fais était incompatible avec une multinationale. Voilà pourquoi j’ai passé 11 ans de ma carrière dans une PME.
Ton expertise contre ton autonomie
L’autre truc à comprendre c’est ce que tu apportes sur la table. Qu’est-ce que l’employeur t’achète ? A priori on t’achète une expertise.
Ça tombe bien parce que développer une expertise est un catalyseur du bonheur. Quand les gens disent que le travail donnent un sens à la vie, c’est pour ça.
Le souci c’est que l’employeur ne peut pas directement acheter une expertise. En France on ne peut pas payer les gens intégralement à la commission. Donc, peu importe ton rendement effective, tu touches un salaire.
Alors… on passe par une monnaie d’échange indirecte : le temps. Ou plus précisément : ton autonomie.
Contre un salaire donné, tu acceptes de renoncer à une partie de ton autonomie. Tu acceptes par exemple
de travailler 35 heures,
de venir tous les jours au bureau,
de te pointer à telle réunion obligatoire,
de faire ton métier comme le décide un·e manager et pas à ta manière
etc
Mais… ce n’est pas forcément la même quantité d’autonomie qu’on te demande de sacrifier : plus tu as une expertise recherchée et moins on va te demander de renoncer à l’autonomie.
C’est pour ça que les développeurs imposent à ce point leur culture.
Et, en même temps, plus on te donne d’argent plus on va te demander de renoncer à l’autonomie.
Or… on sait que la motivation humaine repose sur 4 piliers :
Autonomie
Maîtrise
Les gens avec qui on fait
La finalité
On en avait parlé quand on avait résumé le livre La vérité sur ce qui nous motive : https://www.ateliergalita.com/p/la-verite-sur-ce-qui-nous-motive?utm_medium=web.
La finalité, c’est le sens, c’est pour ça qu’on te parle autant de la notion d’Ikigaï. Tu sais l’idée selon laquelle tu dois trouver un truc que tu aimes faire, pour lequel tu es doué·e, qui te paie suffisamment ET dont le monde a besoin.
C’est aussi pour ça que quand les gens pensent reconversion ils pensent à des trucs qui relèvent le plus souvent de l’associatif. Parce que c’est plus simple de trouver du sens là.
Malheureusement, plus un métier a du sens et moins il est payé. Bah oui parce qu’on sait que y’a pas besoin de te motiver avec de l’argent.
Du coup y’a un souci : pour t’épanouir tu as besoin d’autonomie ET de maîtrise. Mais l’employeur veut réduire ton autonomie le plus possible.
Mais c’est aussi un avantage : si tu développes une expertise dont l’entreprise a besoin elle acceptera de te donner davantage d’autonomie.
Ce qui m’amène au dernier point…
Sais-tu analyser tes expertises ?
C’est probablement le plus dur à faire seul·e. D’où le concept de bilan de compétences.
L’idée est simple sur le papier mais dure à réaliser.
Mais en gros tu vas te demander ce que tu as aimé faire par le passé, pourquoi tu as aimé, ce que tu rêvais de faire enfant, pourquoi tu rêvais de ça ? Mais surtout : quand les gens te demandent spontanément de l’aide, ils te demandent de l’aide sur quoi ?
Et c’est là que je me rends compte qu’en vrai il faudrait un livre entier pour aborder ce sujet.
Ce que je te propose c’est de te remettre en promo une formation que j’avais faite y’a longtemps sur le sujet. Je ne la mets plus en avant parce que c’est filmé à l’iPhone dans mon ancien appartement miteux. Mais le contenu est toujours pertinent.
Du coup je te la remets en promo flash uniquement aujourd’hui, à 19€ : https://nicolasgalita.podia.com/comment-trouver-sa-voie-meme-quand-on-n-a-pas-de-passion?coupon=ORIENTATION2026
Comme ça t’as le choix entre acheter directement un livre sur le sujet ou prendre cette formation, on est dans les mêmes ordres de grandeur de prix.
