Le tabou entre l'art et l'argent

Cette semaine dans le Syndrome de La Page Noire, j’ai invité Jessica Soueidi. On a parlé de plein de sujets, comme toujours, mais je voulais faire un focus sur la question de l’argent.

Le tabou entre art et business

Jessica m’a raconté quelque chose que j’ai moi-même observé : le tabou entre art et business.

Cette idée selon laquelle le business c’est un truc sale et que les artistes doivent juste se contenter ce créer leur art et d’attendre.

Le souci c’est que ça revient à jouer à la loterie. Si tu te contentes de faire un truc et d’attendre que ça se vende tout seul… tu joues à la loterie.

Ça peut marcher : certaines personnes sont même devenues célèbres comme ça. Mais la plupart du temps c’est un échec.

D’ailleurs, même les personnes qui “percent” finissent par avoir quelqu’un qui s’occupe de la vente à leur place.

Sauf que… la plupart d’entre nous ne pouvons pas embaucher des agents. Il faut donc apprendre à vendre un minimum.

“J’ai toujours voulu gagner beaucoup d’argent avec mon art”

Cette phrase de Jessica m’a marqué car beaucoup d’artistes taisent cette question. Comme si c’était sale. Alors que la seule manière de faire de l’art à plein temps est de le financer.

C’est valable pour l’art mais aussi pour le militantisme. Je croise tellement de personnes qui refusent de se poser la question du financement et finissent donc par abandonner.

En effet, si tu n’as pas une famille riche pour te financer… il faut bien trouver une solution.

“J’ai mis la peinture de côté pour lancer ma boîte“

Cette prise de conscience a amené Jessica à créer une entreprise qui a pour but de mettre en relation les jeunes artistes et les acheteurs. Pourquoi ? Parce que c’est très dur pour les jeunes artistes de vivre de leur art.

Le public ne connaît que les peintres morts.

Et encore… pendant l’interview elle m’a parlé de Bosch en me disant que c’était un peintre de la renaissance. Alors que moi, le seul Bosch que je connais c’est l’entreprise qui fait des appareils électroménagers.

Jessica a donc décidé d’apprendre à faire ce travail de promotion des artistes, via les réseaux sociaux et sa plateforme.

C’est une bonne idée : au mieux ça cartonne et elle devient le Spotify de la peinture. Au pire… elle aura appris à le faire et quand elle se remettra à la peinture ce sera bien plus facile de vendre ses oeuvres.

Découvre l’épisode ici :

Comme d’habitude, tu peux retrouver l’épisode sur toutes les plateformes de podcast en tapant “le syndrome de la page noire”. Ou alors le retrouver sur la chaîne YouTube:

Et si on parlait monétisation ?

Je n’ai pas oublié le live du Syndrome de la Page Noire sur la monétisation. Mais j’ai eu des semaines trop chargées (et un appartement trop chaotique) pour faire un live à des heures satisfaisantes.

Mais cette semaine je suis en congé. Donc je vais te proposer un live. Probablement mercredi à 12h30.

Le plus simple pour te tenir au courant c’est de t’abonner directement à la chaîne YouTube.