Le racisme antiblanc version autisme
Une image sur l'autisme #5
Avant de commencer, petite alerte : après ce soir, il deviendra impossible de rejoindre mon programme d’accompagnement, le GPS autistique.
Le premier live est ce Lundi 13 avril à 20h00 et ensuite c’est le weekend.
Si tu as raté les appels de présente en individuel, j’avais fait une présentation collective ici :
Si jamais ça t’intéresse sur le fil, dis-moi en répondant à cet email et je te fais un lien de paiement. Du coup c’est uniquement si tu sais déjà que tu veux rejoindre le programme mais que tes dysfonctions exécutives t’ont empêché de réserver un appel de confirmation. Je ne comptais même pas fait cet appel à l’action mais on m’a rappelé que j’avais peut-être des gens dans ce cas.
Ceci étant dit, on revient à l’email du jour.
Ça faisait longtemps que j’avais pas lu un livre sur l’autisme qui m’avait enthousiasmé au point de lui mettre 5 étoiles dans ma fiche de lecture.
Et c’est la première fois avec une BD.
Il s’agit de Autism myths and legends de Vera Von de Greent.
C’est un peu niche car pour l’apprécier pleinement faut avoir déjà une passion pour l’histoire de l’autisme.
Mais dedans je suis tombé sur une dinguerie que j’ignorais :
Traduction :
👨 (partenaire neurotypique à sa partenaire autiste)
« Pas étonnant qu’on ait des problèmes en couple avec ton manque d’empathie. J’ai un trouble de privation affective à cause de toi ! »
🗣️ (personnage en bas)
« Je suis Maxine Aston ! Spécialiste autoproclamée des relations entre partenaires neurotypiques et autistes ! J’ai inventé le TROUBLE DE PRIVATION AFFECTIVE qui touche le pauvre partenaire neurotypique dans une relation avec une personne autiste ! C’est comme une dépression saisonnière sauf que ça ne disparaît jamais !
C’est-à-dire… sauf si la personne autiste accepte de changer et coche ma checklist pour enfin répondre aux besoins émotionnels de son partenaire en se comportant NORMALEMENT !!! »
🌀 Texte de fond répété :
« Le manque d’empathie, c’est comme un manque de soleil, ça te rend malade »
Je… n’ai… pas… les… mots.
C’est vraiment l’équivalent du racisme antiblanc.
Traduction :
« EST-CE QUE VOUS POURRIEZ ARRÊTER DE BLÂMER LES PERSONNES AUTISTES DANS LEURS RELATIONS EN INVENTANT DES TROUBLES PSYCHIQUES QUI N’EXISTENT MÊME PAS ?!!!!! »
💬 Bulle en bas à gauche
« Alors que ce sont elles qui ont le plus de risques de se retrouver dans des relations abusives ! »
🪧 Affiche en bas à droite
« BOUC ÉMISSAIRE RECHERCHÉ
Personnes autistes
Elles s’en foutent de tout, de toute façon ! »
Attention, on ne nie pas les enjeux posés : notamment le problème de la double empathie. Mais justement, c’est un problème de double empathie. C’est pas une partie qui manquerait d’empathie et l’autre non.
Je ne nie évidemment pas non plus les dynamiques sexistes classiques qui peuvent se rajouter (et je pense que c’est pour ça que l’autrice a choisi d’illustrer avec une femme autiste et un homme alliste plutôt que l’inverse).
C’est juste une vision validiste. Tu me diras… pour une fois ce n’est pas l’autisme qui est pathologisé… pour une fois l’autisme est pathologisant. Bon… je sais pas si c’est beaucoup mieux.
Plot twist : plus j’avance plus je me rends compte que les couples neuromixtes c’est souvent une personne autiste qui le sait en couple avec une personne qu’on pense neurotypique mais qui est autiste aussi. Ce qui rend le concept encore plus cruel car ça pousse une personne autiste qui s’ignore à être garante de sa propre oppression, un peu comme les mamans qui relaient le patriarcat.


