Le petit achat qui a changé ma vie #2

Pour l’épisode d’aujourd’hui, j’ai hésité entre deux applications. J’essaie de balayer des catégories différentes. Sinon je pourrais faire facile la moitié des épisodes sur des applications.

Donc je vais retenir une seule application.

Et pendant que j’écris je me rends compte que j’hésite avec une troisième.

Mais en vrai… seule celle que j’ai retenue est un vrai achat. Tinder et Spotify étant des abonnements.

2015, l’année charnière

Je te l’ai dit dans le premier épisode : beaucoup de choses ont changé pour moi l’année de mes 25 ans.

Cette année, j’ai rejoint une entreprise qui s’appelle L’école du recrutement.

Après plusieurs jours d’introspection, je m’étais rendu compte que ce que j’aimais vraiment plus que tout c’était écrire et enseigner. Or, on me proposait un poste où ma mission serait d’écrire un article par semaine et de donner des formations sur le recrutement.

Ai-je eu de la chance ? Oui, bien sûr. Mais j’ai bien failli gâcher ce genre d’occasions. J’étais en train de créer une entreprise qui voulait développer un outil de recrutement. J’avais même un employé. La première fois qu’on m’a proposé de rejoindre la boîte, j’ai donc dit non. Puis, quelques mois plus tard, j’ai fini par faire un exercice d’introspection qui s’appelle l’héritage de l’oncle Ralph et dont je t’ai déjà parlé.

Dedans j’y ai découvert que si jamais je n’avais plus besoin de gagner de l’argent, je passerais ma vie à écrire, enseigner et danser en boîte de nuit. Une fois que j’avais découvert ça, comment je pouvais refuser cette occasion ?

D’un côté j’espérais créer une entreprise qui explose et me rapporte de l’argent. De l’autre on me proposait de faire ce que je ferais si j’avais de l’argent illimité. Du coup, pourquoi courir derrière l’argent ?

J’ai rejoint l’entreprise en septembre 2014. En me disant que je resterais un ou deux ans grand maximum.

On est en 2021. J’y suis encore.

Trois articles par semaine

En 2015, j’ai également lancé mon propre blog : Dessine-Toi un Emploi.

J’y écrivais deux articles par semaine.

L’année 2015-2016 a donc été particulièrement prolifique en écriture. J’écrivais enfin. Alors que j’avais arrêté depuis les dissertations à l’école.

Je ne sais pas pourquoi ?

Le plaisir que je ressens là maintenant à créer cette phrase à 01h21 du matin, seul dans mon appartement… est indescriptible. Je ne sais pas comment j’ai pu m’en priver.

L’environnement d’écriture est crucial

J’ai vite compris qu’un traitement de texte était un des pires endroits pour écrire. Souvent, les gens ne comprennent pas. C’est très dur à expliquer, même à des écrivains expérimentés. Souvent, ma seule technique c’est de dire “arrête d’utiliser Word, je t’en supplie, fais-moi confiance”. La personne est sceptique, mais revient une semaine plus tard en me disant que ça a tout changé.

Parce qu’un traitement de texte est fait pour traiter le texte, pas le produire. C’est dans le nom. Il y a beaucoup trop d’options qui sont des tentations. De la mise en forme, des dictionnaires, des options de hiérarchie, etc.

Or, pour écrire, on a besoin d’un espace où on ne peut faire que ça. C’est pour ça que tant de personnes n’écrivent que sur du papier. C’était mon cas d’ailleurs avant ça. Mais c’était compliqué d’être suffisamment productif à cause du temps de recopie.

Le papier a cet avantage d’être un vrai espace de production de texte : il n’y a pas de mise en forme et il n’y a même pas de bouton effacer.

Heureusement, il existe des outils informatiques pensés pour la production de texte.

iA Writer

Le 23 septembre 2015 j’ai donc acheté iA Writer, après l’avoir essayé deux semaines.

L’idée est simple : avoir une application dédiée à l’écriture. Sans distraction.

D’ailleurs, c’est ironique : je viens de perdre 10 minutes à chercher si je pouvais trouver une machine à écrire avec un écran… tout ça parce que, là, j’écris directement depuis Substack (mon outil d’emailing). Donc je suis dans mon navigateur internet et je suis à un clic de partir sur Google.

iA Writer permet justement d’éviter ça : c’est une “feuille” blanche en plein écran.

Sur le coup, je me suis dit que ça faisait cher pour une application avec moins de fonctionnalités. Mais je me suis aussi dit que si des gens avaient décidé de dédier leur entreprise à créer une application d’écriture qui ne fait que ça, il y avait des chances qu’elle soit mieux que tous les concurrents.

De manière générale, j’ai remarqué qu’il y a plus souvent des choses chères pour une raison que de vraies arnaques.

J’ai donc essayé et adopté iA Writer. Immédiatement.

Voilà à quoi ça ressemble avec un épisode des chroniques que j’ai écrit dessus :

Là c’est tout l’écran.

Je sais pas si tu vois ce que je veux dire ?

Attends, je te fais une vraie photo plutôt qu’une capture d’écran :

Tu vois ? Ça prend vraiment tout l’écran. Je ne vois plus rien d’autre : pas de barre d’outils, pas de barre de lancement : juste la “feuille”.

Et puis, ça ressemble à la police d’une machine à écrire. Je ne sais pas pourquoi mais ça donne vraiment envie d’écrire. C’est inexpliquable mais ça marche.

Bien sûr, l’application est disponible sur mon téléphone et sur ma tablette. En synchronisé. Je peux donc commencer à écrire sur mon ordi, bouger, puis continuer sur mon téléphone.

D’ailleurs, j’ai écrit une bonne partie des chroniques guadeloupéennes sur mon téléphone. De même, en 2015 et 2016 j’ai énormément écrit sur mon téléphone, dans le métro.

J’ai arrêté quand j’ai commencé à avoir des problèmes de dos qui font que je n’utilise même plus d’ordinateur portable. J’ai besoin d’un siège ergonomique et d’un ordinateur fixe.

Je pensais que c’était impossible pour moi d’écrire de longs articles sur mon téléphone. iA Writer m’a montré que si. Ils ont pensé à tout. Même le clavier a été réfléchi.

Tu vois, là par exemple, tu remarques que y’a des flèches qui me permettent d’avancer ou reculer dans la ligne sans me servir de mes doigts. C’est insupportable quand on doit essayer d’appuyer précisément avec son gros doigt parce qu’on veut écrire au milieu d’une ligne. Ensuite, tu vois que y’a un bouton retour arrière, fondamental. Ça permet d’annuler ce qu’on vient de faire. Pour une raison qui me dépasse, si j’écris avec mon téléphone sur Substack ou n’importe quoi d’autre qui n’est pas iAWriter, je ne peux pas le faire. Sauf si je connecte un clavier externe et que j’utilise le raccourci cmd+Z.

Ou en tout cas je ne sais pas comment on fait autrement. C’est pénible. Là c’est à portée de main.

Enfin, tu vois sur le troisième cercle un symbole qui permet d’aller chercher les autres options spéciales.

Le minimalisme

C’est tellement dur d’expliquer pourquoi cet outil est génial. Mais en gros c’est comme essayer d’expliquer pourquoi on écrit mieux quand son bureau est en ordre.

L’interface minimaliste pousse à écrire sereinement, à ne faire que ça, à ne pas se laisser distraire.

Définitivement un des meilleurs achats de ma vie.

Combiné avec SimpleMind Pro qui me permet de créer des plans détaillés sous forme de Mind Map, ce duo m’a facilité la vie.

Parfois, j’ai même écrit des trucs uniquement parce que je voulais ouvrir iA Writer. Ce serait exagéré de dire que je n’écrirais pas sans ça. Mais, en tout cas j’écris beaucoup plus et beaucoup mieux grâce à ça.