La productivité lente [Best of]
Et si on avait tout faux sur la productivité ? C’est la thèse du livre Slow productivity. L’idée est contre-intuitive : on devrait en faire moins pour avoir une meilleure productivité.
Mais c’est qui “on” ?
La thèse de ce livre s’applique aux personnes qui font un métier de la connaissance.
Le travail de la connaissance est défini ici comme toute activité économique dans laquelle la connaissance, grâce à l’application d’un effort cognitif, est transformée en quelque chose ayant de la valeur marchande.
Ce qu’on appelait à l’école : le secteur tertiaire.
Dans ce secteur on a eu un énorme bug : l’incapacité à définir correctement la productivité.
On n’a pas ce problème dans le secteur primaire par exemple. En agriculture, je suis capable de dire que je passe tant de temps, je dépense tant de ressources pour obtenir telle quantité de nourriture.
Idem dans le secteur secondaire. C’est tout l’objet de la révolution tayloriste : on voulait optimiser le nombre de marchandises produites par une usine et on a utilisé des techniques de standardisation et de division des tâches.
Par exemple on se rend compte que si on veut créer 10 vélos on peut choisir d’avoir 10 personnes qui vont construire chacune un vélo. Mais on peut aussi choisir de spécialiser ces 10 personnes. De sorte d’avoir une personne qui ne construis que les roues, une autre qui ne construit que la selle, une qui … et la dernière assemble le tout.
C’est ce qu’on appelle le travail à la chaîne, et ça produit généralement beaucoup plus rapidement les 10 vélos.
Mais dans une économie de la connaissance ça ne marche pas toujours. Si je mets 10 personnes écrivant chacune un chapitre de livres, il n’est pas dit que ça fasse un livre de même qualité que si une seule personne y avait travaillé dans un temps plus rapide ou équivalent.
Et encore… j’ai pris un exemple où on produit un livre, qui reste un produit tangible. Mais parfois on doit produire des choses vraiment intangible. Et, dans ce cas, malheureusement ce qui est le plus souvent observé c’est ai-je l’air de m’affairer.
C’est d’ailleurs ce qui a poussé beaucoup de managers à s’opposer au maintien du télétravail après les confinements. Parce que ça les privait de leur outil de mesure : regarder qui a l’air de s’affairer.
Il va s’en dire que c’est une horrible manière d’évaluer la productivité. Mais malheureusement c’est la plus utilisée.
Fuck la productivité
Les gens le sentent et se rebellent. Après les confinements beaucoup ont refusé de se plier à l’arrêt du télétravail. Aux USA le mouvement a été si massif qu’on lui a donné un nom : Great Resignation.
On a même eu des livres comme Do Nothing: How to Break Away from Overworking, Overdoing, and Underliving dont le titre est explicite.
Comment se libérer de trop travailler, trop faire, et pas assez vivre.
Sauf qu’en réalité… ce mouvement passe à côté du vrai problème : notre mauvaise conception de ce qu’est la productivité dans l’économie de la connaissance.
On fait tellement de choses dans le but de montrer qu’on s’affaire… on gaspille tellement de temps. Ne parlons même pas de toutes ces réunions où on parle de ce qu’on devrait faire au lieu de le faire vraiment.
L’auteur propose une solution : le concept de productivité lente.
Les 3 principes de productivité lente
Voici les 3 principes pour adopter l’approche de la productivité lente.
Faire moins de choses
Travailler à un rythme plus naturel
Privilégier la qualité
Faire moins de choses
Paradoxalement, tu as probablement plus de chances d’accomplir beaucoup de choses en en faisant moins à la fois.
Par conséquent, surcharger sa barque n’est pas seulement dangereux pour ton bien-être : c’est aussi une atteinte à ta productivité.
Ce principe englobe également le fait de se mettre moins de choses dans sa todo-list quotidienne. T’as remarqué comment on a tendance à se fixer deux fois trop de choses dans la journée ? On gagne quoi à faire ça à part du stress ?
En réalité, si nous étions des machines ça ne changerait rien de faire 20 choses différentes en même temps sur 20 semaines ou de faire 1 chose distincte par semaine pendant 20 semaines.
Mais il se trouve que nous ne sommes pas des machines et que nous avons donc des temps de basculement. Si tu fais une chose par semaine pendant 20 semaines ça te prendra moins de douleur que si tu fais un peu de tout pendant 20 semaines. En plus de ça, ça risque d’être de moins bonne qualité à l’arrivée et donc ça diminue la productivité.
Travailler à un rythme naturel
Se précipiter n’améliore pas la qualité d’un travail intellectuel. Il faut se laisser le temps, ne pas brusquer à tout prix, se laisser les pauses nécessaires pour avoir les idées fraîches.
Privilégier la qualité
Une des caractéristiques du travail de la connaissance c’est qu’on peut produire des choses parfois 1000 fois supérieures à d’autres. Pas juste 1 ou 2 fois.
Il peut donc être intéressant d’aller chercher ces effets. Tu sais comme dans l’histoire célèbre de Steve Jobs où on le rappelle pour sauver Apple. Il arrive et il constate que y’a trop de produits, trop d’ordinateurs différents. Il supprime alors toutes les versions pour en garder uniquement 4 :
1 ordinateur fixe pour les pros
1 ordinateur fixe pour les particuliers
1 ordinateur portable pour les pros
1 ordinateur portable pour les particuliers
La décision de troquer la complexité pour la qualité a porté ses fruits. Au cours du premier exercice fiscal de Jobs, alors que son plan était encore en cours de mise en œuvre, Apple a perdu plus d'un milliard de dollars. L'année suivante, elle a réalisé un bénéfice de 309 millions de dollars. “Décider de ce qu'il ne faut pas faire est aussi important que de décider de ce qu'il faut faire”, a expliqué Steve Jobs.
Et si tu passais du côté de la productivité relaxée ?
En m’inspirant de ce livre (Slow productivity) ainsi que de Feel-Good Productivity, j’ai mis au point une méthode qui fusionne ces deux concepts similaires.
Ça s’appelle PRODUCTIVITÉ RELAXÉE : la productivité sans la culpabilité
Dedans je te montre justement comment reprendre le contrôle sur ta productivité et surtout pourquoi ça marche encore mieux de produire sans se cramer.
Et tu sais ce qui est ironique ? C’est qu’aujourd’hui a été une journée extrêmement éprouvante professionnellement avec énormément d’imprévus. Je me retrouve donc à 2 heures du matin, loin d’avoir fini les préparatifs de lancement de la formation. Je viens à peine de finir de monter les vidéos.
J’étais parti pour finir vers 4-5 heures pour tout finir. Ça m’est déjà arrivé par le passé. Pour être sûr que tout soit prêt pour ce mardi de lancement.
Puis j’ai relu le titre de la formation sur laquelle je bossais… et je me suis rendu compte du côté ironique de la chose.
Je suis en train de prévoir de me cramer pour sortir dans les temps une formation qui explique comment augmenter sa productivité sans se cramer…
Alors, je viens de décider de finir demain.
En revanche… ce que je te propose c’est que tu peux déjà la pré-payer. En échange, j’ai activé le paiement en deux fois. Donc voilà, si tu la prends maintenant tu fais deux actions :
Tu me prouves qu’en effet ça servait à rien de me cramer pour être prêt à tout prix le mardi matinTu étales la charge de ton côté, sur deux mois
Pour t’aider à savoir si cette formation est pour toi voici le plan :
Le bien-être augmente la productivité
10 ennemis de ta productivité
Trois théories sur la procrastination
Cinq techniques pour se lancer
L’importance de dire non
Comment réduire ton rythme de travail
Si ça te parle, tu peux accéder au prix de promo ici :
PS : à l’époque de l’email original, c’était un pré-lancement, mais là ça n’a plus de sens puisque la formation est dispo.
