Anissa se rend compte que son enfant est comme elle
Aujourd’hui je vais te raconter l’histoire d’Anissa. Comme hier, c’est une personne fictive mais qui se base sur plein de personnes que j’ai rencontrées.
Anissa a 2 enfants : une fille et un garçon.
Elle a vécu difficilement sa maternité parce qu’elle était submergée de fatigue. Mais elle se disait que c’est pareil pour tout le monde.
En revanche, c’est une maman extrêmement attentive aux besoins de ses enfants. Son garçon ne veut pas manger des yaourts avec des morceaux dedans alors elle ne le force pas. Les gens autour d’elle se scandalisent mais c’est un enfant, c’est pas à lui de faire la loi.
Tu le gâtes.
Sa fille a parfois du mal à se concentrer pour faire ses devoirs. Mais là encore, Anissa gère ça en étant à l’écoute.
Ça lui paraît simple : si ses enfants ont des besoins qui ne lui coûte pas grand chose et qui ne les mettent pas en danger alors pourquoi les violenter ?
Sauf que c’est pas pareil à l’école.
“Votre fils a le trouble de l’enfant super chiant”
Un jour une psy suggère que le garçon a un Trouble oppositionnel avec provocation. Anissa reconnaît que c’est vrai qu’il a tendance à être dans l’opposition. Mais elle s’interroge sur ce diagnostic au nom bizarre. On dirait presque le trouble de l’enfant super chiant pour les adultes. C’est un vrai trouble psychique, ça ?
Sa fille est déjà au collège et y’a un truc qui devient évident : elle a un TDAH.
Anissa entame les démarches diagnostiques car l’institution scolaire en a besoin pour accepter de faire des aménagements.
On lui confirme que sa fille est TDAH. Mais… surprise… on lui dit que le garçon est autiste.
“Attends, mais moi aussi je suis comme ça dans mon for intérieur”
Plus surprenant encore, elle écoute le récapitulatif du bilan de l’autisme et elle se reconnaît dans énormément de catégories.
Le psy lui explique des trucs comme si elle était censé reconnaître que c’est atypique. Mais elle, ça lui paraît normal. D’ailleurs, même le fameux trouble oppositionnel, en réalité Anissa aussi a cette impulsion en elle qui fait qu’elle déteste les ordres et les demandes. Elle a juste appris à réprimer fortement cette impulsion.
Alors quand elle apprend que ça s’appelle aussi le besoin envahissant d’autonomie (PDA en anglais) elle est bouche bée.
On lui explique que si le garçon refusait de manger des yaourts avec des morceaux c’est à cause d’une hypersensibilité sensorielle…. et là encore elle réalise qu’elle a toujours été hypersensible au bruit et que c’était d’ailleurs une des raisons de pourquoi la maternité a été si compliquée au début, quand les bébés pleuraient.
Mais surtout…
Le papa est autiste, c’est sûr !
Autant Anissa se pose la question pour elle, autant elle est sûre et certaine que le papa est autiste !
Et quand elle y réfléchit son propre papa aussi ! Elle avait toujours mis son caractère sur le compte d’un papa à l’ancienne. Et en ce qui concerne sa maman… elle ne sait pas.
Idem pour sa fille, elle commence à se demander si y’aurait pas l’autisme en plus du TDAH, mais elle n’est pas sûre.
Le souci de la représentation masculine de l’autisme
Anissa voit l’autisme facilement chez son garçon, le père de ses enfants et son propre père parce que ce sont des hommes. Elle voit plus difficilement l’autisme chez sa fille et elle-même parce que ce ne sont pas des hommes.
Mais après s’être plongée dans des heures de contenu sur l’autisme, elle commence à avoir la certitude qu’elle est autiste elle-même.
Paradoxalement, le père de ses enfants est dans le déni pour lui-même, alors que ça lui paraissait évident pour lui. Mais elle a renoncé à le convaincre, elle met la priorité sur ses enfants. Elle se dit qu’il est de sa responsabilité d’apprendre à vivre bien son autisme, pour leur montrer l’exemple d’une vie autistique épanouie.
Mais le souci c’est que c’est très dur de trouver du contenu pour aménager sa vie. Y’a beaucoup de contenu sur comment reconnaître l’autisme mais très peu sur quoi faire une fois qu’on sait qu’on est autiste.
Ce contenu existe, même s’il est plus dur à trouver
Je viens de faire le décompte et sur les 42 livres que j’ai lus sur l’autisme, y’en a 25 qui décrivent l’autisme, 7 qui sont militants et 10 qui proposent des solutions. Parmi ces 10 qui proposent des solutions y’en a que 4 que je recommanderais.
Ça veut dire qu’alors même que je suis un lecteur massif sur le sujet, y’a moins de 10% de ce que j’ai lu qui proposait des solutions.
Et… ils étaient tous en anglais. Alors que je connais au moins un bon livre militant en français (celui de Julie Dachez) et 2-3 livres descriptifs acceptables.
Mais je n’ai trouvé aucun livre de solutions en français.
Y’a plein de raisons à ça, on a déjà vu comment la France était la préhistoire de l’autisme et avait été condamnée par l’Union Européenne à cause de ça.
Mais surtout… comme la médecine française ne s’est pas mise à jour sur les solutions (que la science a exploré) alors elle s’obsède sur le diagnostic.
Sauf que faire un diagnostic sans apporter de solution c’est fort de café.
Voilà pourquoi j’ai eu à coeur de te partager ces solutions.
Ce jeudi 19 mars à 12h15 on va en discuter. Je vais te raconter gratuitement quels sont les 7 chantiers à travailler quand on est autiste. Puis je vais te parler de mon programme d’accompagnement collectif (ça pour le coup c’est payant et cher). Et enfin je te montrerai une solution gratuite pour que tu ne repartes pas sans rien.
Pour s’inscrire c’est par ici : https://event.webinarjam.com/9y032/register/q52wqh6r?utm_source=substack

