Cette semaine je vais te partager ma méthode pour aménager une vie autistique.
Chaque fois que je parle à des personnes de mon audience, le problème principal est toujours : je ne sais pas gérer ma fatigue autistique.
Et, plus précisément :
Je ne comprends pas ma batterie autistique
Je ne savais même pas que j’avais une batterie autistique
Je vais des crises (shutdown, meltdown, inertie) à répétition, voire pire : je suis actuellement en burnout autistique
J’ai appris cette semaine le concept de charge allostatique, durant une discussion avec Za (je te mets le lien de la vidéo à la fin).
En réalité, quand on dit fatigue on veut aussi (pas que) dire charge allostatique : c’est-à-dire l’usure que le stress fait à notre corps.
Le stress d’être autiste dans un monde qui ne l’est pas.
D’ailleurs quand quelqu’un dit “j’ai l’impression que tout le monde est autiste”, une des réponses c’est “si c’était le cas, tu ne vivrais pas ce stress permanent dont tu ne te rends même plus compte tellement tu vis avec”.
Je trouve ça fou parce que, pendant longtemps, je me suis décrit comme une personne chill/apaisée/tranquille. Au point que même lors d’un test de personnalité sérieux (le Big 5, donc) j’obtenais que j’étais dans le 2% des français·es les moins stressé·es.
Ça me paraît lunaire aujourd’hui de lire ça.
Parce que c’est l’inverse : je suis en permanence un peu stressé et du coup je suis “à l’aise dans le stress”.
À l’aise est un grand mot puisque je faisais des burn-out tous les 4 mois. Mais, oui, comme ma vie entière était sous stress, j’étais le genre de personne qui garde la tête froide quand un drame arrive par exemple. Ou alors le genre de personne à dire mais non viens on se prend pas la tête, on prendra le billet de train à la dernière minute TRANQUILLE !
Mais en fait c’est juste que j’avais déjà assez de stress à porter comme ça.
Et donc je te disais que cette semaine je te parle de ma méthode pour gérer ça.
Sauf que… je me remets difficilement d’un énorme shutdown que j’ai fait jeudi suite à une énorme injustice.
C’est pour ça que vendredi tu as reçu l’email avec du retard.
Parfois c’est parce que je l’ai pas écrit. Mais là, non, je l’avais écrit 2 jours avant.
Parfois c’est parce que j’oublie de le programmer. Mais là, non, je me suis rappelé le soir que je l’avais pas encore programmé
Non, cette fois c’est que je n’avais pas la force de sortir de mon lit pour juste aller cliquer sur “programmer”.
La mauvaise nouvelle : je suis à la ramasse pour cette semaine, c’est chiant, tu aurais dû recevoir un email plus élaboré aujourd’hui.
La bonne nouvelle : te rappeler que je ne te promets pas de solution miracle.
En appliquant la méthode sur moi-même, je ne suis pas arrivé dans un monde où je ne fais plus de shutdown et de burnout, je suis arrivé à un monde où :
J’ai fait un burnout sur les 2 dernières années alors qu’avant c’était 2 à 3 par an. Donc 4 à 6 fois moins.
Je fais 7-8 gros shutdowns par an, alors qu’avant c’était quasiment un par semaine.
Comment j’ai fait ?
On en a déjà parlé, mais je vais te mettre à jour d’où j’en suis dans la méthode (je dis “ma” mais ça n’est qu’un remix de toutes les méthodes que j’ai trouvées et que j’ai assemblées).
À demain. Mais avant, comme promis :
