Fausses couches : le tabou

[Mail invité]

Après Charlotte, Mohamed et Uriel, c’est Nina qui va vous parler à ma place, aujourd’hui.

Mais d’abord faisons les présentations. Quand je te dis qu’une amie m’a conseillé de sortir mes formations de l’Atelier au plus vite, c’est Nina. C’est elle aussi qui m’a poussé à lancer l’Atelier premium.

C’est donc avec amusement que j’ai vu les positions s’inverser quand elle m’a décrit son projet de newsletter. Ma première réponse a été :

C’est super mais pourquoi c’est pas déjà lancé ?

Au début elle m’a parlé de logo.

Puis après on en est arrivés à la vraie réponse qui est la même pour toute personne qui lance un projet d’écriture : la peur de publier.

Même si, en vérité, se rajoute une peur compréhensible supplémentaire : elle aborde un vrai tabou.

Mais, on est quelques jours après et elle vient de faire le grand saut.

Via un post LinkedIn, que je te recopie tel quel.

À partir de maintenant, c’est Nina :


15% des femmes ont déjà fait une fausse couche 😨

J'en fais partie.

Et si je vous raconte ça, c'est parce qu'en 1 mois et demi, j'ai pris une énorme claque 😳

Chaque minute, 44 grossesses sont perdues.

Parfois dans la douleur physique et/ou mentale.

🤐 Et pourtant, personne n’en parle.


La plupart des fois, nous faisons comme si rien n’était.

Moi-même, au début, j'ai hésité. J'avais peur, j'avais honte.

Puisque personne n’en parle, pourquoi moi je le ferais ?

Le tabou.

📣Le jour où j'ai raconté ce que j'avais vécu, j'ai découvert un monde : amies, collègues, parfois des inconnues, toutes se sentaient concernées…

Étonnamment, le sujet crée un foisonnement de discussions :

“moi aussi”

“j’ai toujours eu peur de le vivre…”

“lorsque j’ai avorté…”

“l’endométriose…”

Comme si…

D'un coup, j'ouvre la boîte de Pandore.

D’un coup, la parole se libère.

D’un coup, l'envie de se soutenir.

C’est fou on vit les mêmes expériences, les mêmes peurs, les mêmes pensées mais sans jamais les communiquer.


🥊 Alors que je pensais provoquer des réactions neutres, compatissantes, c'est tous les non-dits qui ont volé en éclat sous mes yeux.


J'ai compris une chose : ce n’est pas qu’on ne veut pas en parler. C’est qu’on nous a appris à taire ces choses.


1️⃣ D'abord, il y a la règle des 3 mois : les 12 premières semaines sont celles où le risque est le plus grand. 

Alors, on vous interdit presque de parler parce "qu'on ne sait jamais" (je n’ai jamais compris cette tradition)

2️⃣ Ensuite, la honte nous empêche de dire. Celle de ne pas être à la hauteur. La culpabilité de ne pas répondre parfaitement à l'image de la maternité épanouie, sereine et désirée. 

Cet idéal exposé. Alors, on se cache.

3️⃣ Enfin, il y a la solitude. Le fait qu'on n'en parle pas facilement entretien le cercle vicieux.

Il y a 1 mois et demi, il m'a fallu du courage pour en parler. Et j’ai eu quelques “merci”

Aujourd’hui il me faut encore plus de courage pour publier

Mais, savoir que derrière cette publication, il y aura peut-être quelques  “moi aussi”

Et, parmi elles, certaines se diront qu’elles peuvent se parler. 

C'est déjà énorme.

Il suffit d’une voix pour en libérer mille

Si on parlait davantage de ces sujets plutôt que publier des dauphins 🐬 qui sautent sur LinkedIn, ce serait un énorme pas.


Note : oui, sur LinkedIn, un des posts les plus liké c’est un post avec une image de dauphin et la légende “tapez sur le dauphin pour le faire sauter”, mais en vrai ça déclenche juste un like.

Si tu as aimé ce que tu viens de lire, Nina vient de lancer sa newsletter. C’est le même outil que pour l’Atelier donc pas de dépaysement, il te suffit de te rendre ici et de laisser ton email :

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