7 super-pouvoirs du storytelling

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Ceci étant dit, revenons à notre sujet.


Je viens d’écouter un podcast où on expliquait à quel point l’incapacité à raconter de bonnes histoires est un défaut français. Parce que les anglo-saxons ont cette faculté ancrée depuis l’enfance grâce à des exercices comme le show and tell.

Je me méfie toujours des propos du type “en France, on”… mais je veux bien y croire.

Dans tous les cas, problème français ou pas, j’observe en effet comment l’incapacité à utiliser la narration empêche beaucoup de mes camarades d’atteindre leurs objectifs.

D’ailleurs… le mot narration n’a pas la même envergure que le mot storytelling. Ce n’est pas un hasard.

C’est vraiment dommage car le storytelling permet plein de choses.

#1 | Tu seras moins longtemps en recherche d’emploi ou au chômage

Ce n’est pas un hasard si sur mon premier blog, Dessine Toi un Emploi, j’ai deux articles sur le storytelling.

J’étais chez mon kiné et il m’expliquait qu’il voulait postuler à une formation sur l’ergonomie, à la Sorbonne. Mais il ne savait pas comment faire une lettre de motivation.

Je lui ai posé 3 questions. Les trois qui permettent d’écrire une bonne histoire. Il m’a répondu sans problème, j’ai dit “bah voilà, t’as ta lettre de motivation”.

Pareil pour l’entretien. J’ai remarqué que les gens ont énormément de mal à comprendre ce qu’on attend d’eux.

Souvent ils disent des trucs comme je suis atypique pour se prémunir d’avoir à raconter une histoire.

Alors que c’est bien une histoire que les recruteurs attendent de toi en entretien. On ne te demande pas de dire la vérité. Mais on ne te demande pas de mentir non plus. C’est ça qui est déstabilisant pour plein de gens. On leur demande de raconter.

Du coup ils viennent me voir en me disant “non mais je veux partir de mon entreprise parce que certaines tâches sont trop redondantes, sauf que je ne sais pas comment je vais le dire en entretien ?”

Je réponds “exactement comme ça… mais avec de la narration. La vérité c’est bien en fait. Si tu mens pour rentrer alors tu prends le risque d’entrer quelque part qui ne te convient pas”.

En effet, tu ne peux pas dire “mon manager est débile donc j’ai envie de lui faire les pieds”. Mais ça t’empêche pas de le romancer : “j’aimais tellement mon manager précédent… ce type de management me manque… celui que j’ai actuellement n’est pas aligné avec ma manière de faire. J’aspire à plus de responsabilité et d’autonomie”.

Romancer ça veut dire que tu expliques le lien entre les choses. Une histoire doit être remplie de causalités. Sinon ce n’est pas une histoire.

#2 | Tu vivras mieux ton chômage ou ta recherche

Quand on est en recherche d’emploi, une des choses horribles c’est que tout le monde nous demande où on en est. Sauf que c’est dur de parler d’une situation nouvelle. Surtout quand on ne se sent pas à l’aise.

Sans compter en soirée, le fameux (et horrible) tu fais quoi dans la vie ?

Plus tu auras peur d’en parler et plus on te posera des questions qui te mettront mal à l’aise. Au contraire, plus tu prendras l’habitude d’avoir une histoire prête, et plus ça sera facile.

#3 | Tu peux changer l’état neurologique des autres

On dit souvent que les histoires sont ancrées en nous. Savais-tu qu’on avait démontré que c’était littéralement le cas ?

Le neuroéconomiste Paul Zak a découvert qu’écouter une histoire - un narratif avec un début, un milieu, et une fin - provoque dans nos cerveaux une augmentation du taux de cortisol et d’ocytocine. Ces hormones déclenchent la capacité purement humaine à la connexion, l’empathie, le fait de donner du sens. Les histoires sont littéralement dans notre ADN.

Voilà pourquoi nous sommes à ce point drogués aux histoires. Elles entraînent des changements biologiques en nous. L’ocytocine est souvent appelée hormone de l’amour. C’est celle qui t’envahit pendant un orgasme.

Tu as beau comprendre la structure des films Disney… ça reste extrêmement satisfaisant à regarder. Ton corps aime ça.

Il est donc crucial d’apprendre à convertir nos communications en histoire. Pour profiter de cet impact physiologique et psychologique.

4 | Tu peux t’en servir dans ton métier

Si tu as un métier de bureau il est probable que tu communiques régulièrement avec d’autres personnes de l’entreprise.

Or, la capacité à raconter des histoires va te permettre d’augmenter l’écoute et l’estime des gens autour de toi.

Je me rappelle, à IBM j’étais stagiaire. On ne me calculait pas plus que ça. Normal. Puis j’ai fait mon pot de départ.

Dedans, j’ai raconté mon histoire avec un angle particulier : les 7 nains de blanche neige. J’avais 7 parties qui reprenait, chacune, un nain. Du style : au début j’étais Timide blablaba puis je me suis retrouvé Simplet parce que je ne comprenais rien au langage interne blablabla, etc.

Des gens qui ne m’avaient jamais parlé de l’année sont venus me voir à la fin en me disant que j’irais loin dans la vie. Alors que… j’avais juste plagié Disney.

Mais, on revient à l’impact neurologique. Notre cerveau est automatiquement fasciné par ce genre de structure.

De manière générale, reprendre la structure d’une histoire à succès fonctionne car il y a une raison pour laquelle cette histoire a eu du succès. Une histoire mal structurée ne peut pas fonctionner.

#5 | Si tu veux lancer une entreprise un jour tu vas devoir “pitcher”

Si tu envisage un jour de créer ton activité, tu auras probablement besoin de faire ce qu’on appelle un pitch. C’est-à-dire raconter ton histoire en trois minutes à des banques, des investisseurs, des clients.

Or, le pitch obéit exactement aux même règles que toutes les histoires. Si tu sais raconter une histoire, tu sais pitcher.

#6 | C’est plus facile de séduire avec une histoire

J’entends le terme séduction dans son sens large. Ça peut être dans un cadre amoureux mais aussi dans un cadre professionnel, pour vendre quelque chose.

Si tu es capable de divertir les gens autour de toi, ton charisme va se décupler.

D’ailleurs, je ne sais pas si je connais quelqu’un qui a du charisme et qui ne sait pas raconter des histoires.

#7 | Tu vas développer ta résilience face au drame

La citation sur les hormones vient d’un livre qui s’appelle Rising Strong. C’est un livre qui explique comment se remettre sur pieds face à l’adversité. Il a été écrit par une chercheuse en sciences humaines qui a exploré ce sujet de la résilience.

Sa conclusion ? La résilience se développe grâce à l’histoire que l’on construit en réaction à l’événement. D’abord on écrit la première histoire qui nous vient, celle qui dévoile nos peurs et qui est remplie de nos interprétations. Puis ensuite on part à la réécriture.

Par exemple en se demandant quelle est l’histoire la plus généreuse que je peux écrire à propos du comportement d’autrui. Si je me dis qu’autrui a fait de son mieux, qu’est-ce que ça change à l’histoire ?

Ce serait trop long de te résumer tout le livre mais voici sa méthode :

1) L’inventaire : se plonger dans notre histoire

On reconnait l’émotion, on explore nos ressentis et on se demande comment ils sont reliés à la manière dont on pense et se comporte.

2) La bagarre : reprendre le contrôle de notre histoire

Il s’agit d’être honnête à propos des histoires que l’on s’invente sur nos luttes. Ce qui nous permet de critiquer ces conspifabulations et préjugés afin de déterminer ce qui est vrai. Quelle self-protection et quels changements devons-nous apporter pour obtenir une vie plus sincère et engagée ?

3) La révolution

On écrit une nouvelle fin à notre histoire, en se basant sur les enseignements clés qu’on a compris pendant la bagarre. On utilise ensuite cette histoire nouvelle et plus courageuse pour changer notre manière d’interagir avec le monde.

Car au final…

Faire semblant de ne pas souffrir revient à faire le choix de se laisser emprisonner par l’émotion sombre que l’on a vécue. Reconnaître et ressentir pleinement notre chemin à travers cette émotion revient à faire le choix de la liberté.

Il est séduisant de penser que de ne pas parler de notre douleur est la manière la plus sûre de l’empêcher de nos définir, mais en fin de compte cet évitement prend le contrôle de notre vie.

L’idée que l’on est aussi malade que ses secrets est plus qu’un adage : il y a de plus en plus de preuves empiriques qui montrent que ne pas s’approprier et modifier nos histoires affecte non seulement notre santé émotionnelle mais aussi notre bien-être physique.

C’est le dernier jour…

Apprendre les fondamentaux du storytelling peut t’aider sur tous ces domaines. Mais…ça sera pas magique. D’ailleurs, un des concepts en narration et dans le livre Rising Strong c’est “tu ne peux pas sauter l’acte 2”. Il faut forcément un acte 2 où le héros galère.

Pour le coup, il y aurait beaucoup à dire sur le fait que les histoires ne fonctionnent pas comme la vraie vie. Mais sur ce point précis, c’est aussi vrai dans la vie : tu ne peux pas courir un marathon sans transpirer.

Je ne te propose donc pas une méthode miracle mais bien les fondamentaux pour apprendre cette discipline.

Des fondamentaux qui vont te permettre d’évaluer une histoire et de repérer en moins de 30 secondes les problèmes grâce à trois ingrédients. Plutôt que de t’embrouiller et te perdre dans des complexités superficielles. Je les ai réuni dans un condensé qui s’appelle :

Storytelling. Utiliser la puissance de la narration dans toutes ses communications. Même les plus austères.

Cette formation dure moins de deux heures car je pense qu’une formation doit être suffisamment courte pour être faite en une traite si on le veut.

D’ailleurs au moment où je t’écris, certains ont déjà fini la formation et m’ont laissé leur retour :

Si tu veux faire cette formation c’est maintenant ou jamais. Demain ce sera trop tard car le prix aura triplé.

Voilà le lien : https://nicolasgalita.podia.com/storytelling?coupon=STORYTELLING-REGULAR