51 150€ en 2025
Chaque année je vous fais un bilan des revenus de l’Atelier (même si j’ai oublié en 2023). Ça me permet de m’obliger à le faire (et j’arrive quand même à oublier) et à vous éduquer sur l’économie de la création de contenu au passage.
Je suis en guerre contre le contenu gratuit
Si tu m’as rejoint depuis peu tu ne sais peut-être pas à quel point je pense que l’addiction au contenu gratuit est toxique pour la santé mentale à titre individuel et la démocratie à titre collectif.
Je te refais pas toute la démonstration, si elle t’intéresse tu peux la retrouver ici :
👉🏾 Pourquoi suivre les actualités est dangereux pour ta santé mentale ?
Mais en résumé : l’exigence du gratuit sur le web de la part du public a poussé les créateurs et créatrices à se jeter dans les bras de la publicité.
Parce que ça existe pas un truc gratuit, quelqu’un paie quelque part. Or, le problème c’est que la publicité repose sur un modèle extrêmement toxique : comme il n’y a pas de lien entre Coca-Cola et la qualité du contenu, Coca-Cola demande aux créateurs d’optimiser un seul chiffre : le nombre de vues.
Or… pour y arriver, la meilleure solution est de faire du contenu inflammable, qui génère de l’émotion.
C’est même pire, quand je dis que Coca se fiche de la qualité du contenu où il met ses publicités ce n’est pas exact : Coca préfère les contenus qui génère de la peur car la peur rend plus vulnérable à la publicité.
À l’inverse, si ce sont les personnes qui consomment le contenu qui paient alors le créateur ou la créatrice a plutôt intérêt à faire du contenu enrichissant, ce qui compte comme chiffre c’est : le ré-achat.
Ceci étant, je n’aime pas non plus les modèles où tout le contenu est payant car je trouve que c’est important que les idées puissent circulent indépendamment de l’argent. Ne pas réserver le savoir à une élite.
Voilà pourquoi je suis arrivé à un modèle très classique dans le business : le freemium. La plupart du contenu que je produis est gratuit. Mais une petite partie est payante.
Et je vais te montrer ce que ça a généré comme volume de vente cette année.
Tu notes que je dis volume de vente et non bénéfice. Je n’ai pas encore calculé les coûts de cette année, ni les impôts. 51 000€ ce n’est pas du tout le montant qui reste à la fin.
20 000€ de ventes de formation sur l’autisme
C’est, de loin, ce qui a rapporté le plus. Avec une seule formation qui, à elle seule, correspond à quasi la moitié, 9000€ :
ES-TU AUTISTE ? 3 semaines pour lever le doute en solo et sans paperasse
Comme tu le sais, j’ai opéré un virage cette année. Puisque j’ai recentré tout mes contenus autour de l’autisme.
Et ça n’a été possible que parce que vous avez massivement financé ce virage. Si jamais les premières formations sur le sujet avaient été un flop, ça aurait probablement retardé de plusieurs mois, voire année ce projet.
11 000€ de ventes de formation sur les sujets traditionnels
Normalement, la direction artistique de l’Atelier c’était des formations qui permettent d’avoir des compétences transférables.
Cette année je vous ai proposé de formations sur le perfectionnisme (2 500€), la productivité (2 000€), ChatGPT (2 800€), l’orientation professionnelle ( 2 100€), l’écriture (1 000€) et la méthode scientifique (800€).
Heureusement que mon virage c’était pas sur comment produire de l’écriture scientifique !
4 000€ de ventes sur mon premier grand projet du futur
J’ai vite su, en 2025, que j’allais quitter mon job salarié. J’ai donc commencé à préparer un plan pour augmenter les revenus de l’Atelier.
Et même pour ressusciter les revenus. Pour rappel, en 2024 l’Atelier a fait environ 12 000€, l’année la plus basse de son histoire.
Ma première idée a été de lancer une formation hybride (avec du live, donc) sur l’ingénierie pédagogique. Si tu m’avais demandé à l’époque (février) quel serait l’avenir de l’Atelier je t’aurais dit : je vais me centrer sur la pédagogie et la créativité, avec des formations hybrides.
Mais… l’autisme est venu percuter tout ça (dans tous les sens du terme).
5 000€ de promotions d’anciennes formations
Tout est dans le nom. Notamment l’opération black friday qui a généré 3 500€ à elle seule.
6 000€ de prestations B2B
Cette année j’ai travaillé avec deux entreprises. L’une pour l’aider à améliorer son ingénierie pédagogique, l’autre c’est tout simplement mon ex-employeur qui avait besoin que je fasse encore 2 journées de formation au recrutement chez un client qui me voulait moi comme formateur et pas un autre.
5 000€ d’abonnements premium
Ça c’est de l’argent spécial… parce que c’est presque du love money. C’est des gens qui décident de s’abonner à la formule premium de la newsletter. Alors certes ça leur rapporte des réductions et des emails le weekend. Mais quand j’avais fait le sondage j’avais été surpris d’à quel point les gens paient avant tout pour soutenir mon travail.
Alors merci à vous. Surtout que cette année ça a secoué avec le grand pivot du sujet.
On est sorti de la zone de danger
J’ai commencé cette année 2025 en catastrophe. Une faillite de l’Atelier était possible. Parce que j’avais très mal géré la trésorerie. Tu veux savoir la recette de la cata pour la reproduire ?
Étape 1 : fais la plus grosse année en revenus en 2023 (52 000€) mais ne compte pas, ne fais pas de bilan. En plus comme les 2/3 viennent d’un coup de chances (une formation featuring avec Nina Ramen sur ChatGPT) et ne sont pas passés par le chemin actuel et bah ils apparaissent pas dans mon application de suivi… l’app elle disait plutôt 15 000.
Étape 2 : fais la plus petite année de revenus en 2024 (12 000€) et ne compte toujours pas. Ou plutôt compte mais ignore parce que de toute façon tu sais pas si tu vas continuer.
Étape 3 : la magie du décalage d’un an des impôts fait que les impôts de la plus grosse année (2023) sont pris sur le compte en banque pendant la pire (2024)… et HOP LE COMPTE BANCAIRE FRÔLE LE ZÉRO.
Sachant qu’au même moment je frôlais également la faillite personnelle… 2025 était une année financièrement très spéciale. Ça finit bien mieux que ça n’a commencé.
