5 livres qui se lisent en moins de 2 heures mais qui peuvent changer une vie

Durant mes lectures, je suis tombé sur quelques livres comme ça. Des perles. Quand ça arrive c’est le jackpot.

Voici donc 5 livres qui ont changé ma vie en moins de deux heures.

Les temps de lecture sont ceux calculés par Kindle en observant les utilisateurs. Bien entendu, certaines personnes liront plus vite, d’autres moins vite. C’est comme l’estimation d’itinéraire de Google Maps piéton.


Avant de commencer, si on t’a partagé ça, c’est le moment de t’abonner pour recevoir gratuitement un email comme celui-ci tous les matins de la semaine à 09h :


#1 | Voler comme un artiste

Pour se décomplexer par rapport à l’originalité

Temps de lecture : moins d’une heure

Nombre de pages : 160 (mais avec plein d’images)

Je suis tombé sur ce livre par le plus grand des hasards.

Crois-le ou non, je l’ai acheté sur une plage portugaise qui était convertie en boîte de nuit. Mes amis étaient tous sous ectasy et alcool. Je n’avais pris ni l’un ni l’autre, je m’ennuyais…j’ai ouvert Médium, et je suis tombé sur un résumé de ce livre. Je l’ai acheté immédiatement sur Amazon.

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Parce que le concept est dingue. Si tu as déjà créé quelque chose d’intéressant, tu le sais déjà. Mais ça pose des mots sur un concept horriblement compliqué à expliquer.

Les débutants comprennent très rarement que la seule manière de créer est de voler. Ce livre explique pourquoi et fait la différence fondamentale entre le vol artistique et le plagiat.

Par exemple : l’artiste vole plein de sources, le plagiaire vole une seule source. L’artiste améliore ce qu’il vole, le plagiaire dégrade ce qu’il vole…

L’originalité n’existe pas.

Le syndrome de la feuille blanche est une illusion. Si tu sais que tu dois voler, tu sais d’où partir.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

Je me suis mis à avoir un swipe file (un endroit où je mets tout ce que je veux voler) que je documente en permanence. C’est hyper important car ça permet de bien dissocier le processus d’idéation du processus créatif. Quand je veux écrire un email de l’Atelier, j’ouvre une application note dans laquelle il n’y a que des inspirations. Au début je le faisais avec un journal papier. C’était bien pour la motivation à le faire. Mais peu pratique.

Mais surtout, j’ai acheté la suite : show your work

Un jour je t’en parlerai plus en détails mais l’Atelier Galita n’existerait pas si je n’avais pas lu le livre Show your work. Donc, indirectement, tu ne lirais pas ce texte si je n’avais pas lu le livre Voler comme un artiste.

Ma mise en garde

Ça va être très dur d’expliquer autour de toi ce que tu auras appris dans ce livre.

#2 | Les 4 accords toltèques

Pour vivre plus sereinement au quotidien

Temps de lecture : 1h29

Nombre de pages : 144

J’ai beaucoup traîné avant de lire ce livre.

Ça fait partie de tous ces livres que tout le monde dit de lire. Du coup on a pas envie de les lire. Effet pervers. En plus le titre ne me disait rien qui vaille. Parce que je ne le comprenais pas. En fait “accord” ici veut dire “contrat” et non pas “tonalité musicale”.

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Parce que je me suis dit qu’il était inutile. Oui, oui. Il ne m’a servi à rien. J’applique naturellement les 4 accords.

Mais justement : je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout naturel chez tout le monde. Donc ça m’a permis de comprendre plein de situations qui m’échappaient avant.

Ah non pardon, j’ai dit une bêtise : il y a un accord que je suis incapable d’appliquer. C’est “n’en fais pas une affaire personnelle”. Mais pareil : j’en suis naturellement totalement incapable. Donc lire dessus ne me sert à rien.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

J’ai enfin eu les mots pour expliquer à mon entourage pourquoi ils devaient arrêter de s’auto-insulter en disant “je suis bête” “oh mais quelle truffe”, etc.

Ça a engendré énormément de discussions sur l’amour de soi qui m’ont amené à vouloir écrire un livre qui s’appellerait “en couple avec moi-même”. Un manuel pour expliquer comment tomber amoureux de soi-même. Mais j’en suis encore loin, j’ai plein d’autres oeuvres à finir avant.

Ma mise en garde

C’est écrit dans un style religieux : ça peut étonner voire rebuter. Mais j’ai réussi à passer outre.


#3 | Qui a piqué mon fromage ?

Pour accepter le changement

Temps de lecture : 1h55

Nombre de pages : 96

Ce livre m’a été offert.

C’est rare que j’aime un livre qu’on m’offre. Vraiment. En même temps c’est dur d’offrir correctement un livre. Surtout que, pour une raison obscure, les gens m’imaginent toujours lire des livres de philosophie. Du genre touffus et incompréhensibles. Alors que ce sont les livres que je déteste le plus au monde. Ce qui se pense clairement s’écrire clairement.

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Comme le précédent, en vrai il m’a été totalement inutile. Parce que c’est instinctif chez moi. Mais JUSTEMENT. J’ai trouvé ça fascinant de voir qu’en si peu de mots on pouvait toucher si juste.

D’autant plus que le livre prend la forme d’une fable moderne avec deux mini-humains et deux souris. Ce qui le rend très agréable à lire.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

Rien. Tu sais pourquoi ? Parce que je n’ai jamais relu mes notes. Grave erreur. Si je ne relis pas un livre et/ou que je ne l’explique pas…j’oublie. Mais c’est parce que justement on me l’a offert, donc je ne l’ai pas en version Kindle.

Je voulais en faire un cours d’arrivée dans mon école mais je n’ai pas eu le temps de travailler dessus. Il faut donc que je relise mes notes.

Mais clairement, si tu n’es pas de nature ouverte au changement, ce livre peut te marquer.

Ma mise en garde

C’est vraiment écrit à l’américaine. On t’explique à quel point ce que tu vas lire est incroyable et ça peut avoir tendance à irriter. Sans compter le côté un peu redondant. On a compris au bout d’une moitié.


#4 | Go for no

Pour apprendre à tenter davantage pour obtenir davantage

Temps de lecture : moins d’une heure

Nombre de pages : 80

On m’en a parlé pendant un rencard qui n’était pas vraiment un rencard.

Longue histoire. Mais elle a tellement insisté pour que je le lise (alors qu’on ne se connaissait absolument pas) que j’ai simplement obéi.

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Parce que le concept est d’une simplicité confondante. Et pourtant…profonde. Une fois qu’on a passé l’introduction qui est cheloue, le propos est incisif.

La démonstration est impeccable.

Car il ne s’agit pas juste de dire “en tentant davantage on obtient davantage”. Ça va plus loin. Ça dit que pour obtenir l’optimum de ce que l’on demande il faut formuler une demande à laquelle l’autre peut dire non.

D’ailleurs on arrête pas de vendre, tant qu’on a pas eu au moins un non de sa part. C’est hyper-important car c’est souvent la peur du nom qui engendre les demandes floues. Puis ces demandes floues engendrent les opportunités ratées.

Parce que tout le monde n’a pas le même niveau de communication. Ce qui est une demande claire pour toi sera à peine un sous-entendu pour une autre personne. Voilà pourquoi tu dois faire une demande si claire que la seule réponse possible est oui/non.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

Ce rencard-qui-n’était-pas-vraiment-un-rencard était un des premiers de ma vie. Et c’est là où ça devient méta : je n’ai pas osé faire une demande qui créait un non franc.

Depuis, j’essaie de me forcer à faire une demande qui peut susciter un non franc. Je n’y arrive pas toujours. Mais ça a vraiment changé ma vie. Que ce soit pour des rencards à l’époque ou dans le milieu professionnel : on sous-estime la puissance d’une demande claire.

Une fois qu’on s’insensibilise au “non”, on se rend compte que la demande est une arme nucléaire. Vraiment.

Je ne te dis pas que quand tu veux tu peux. Je déteste ce propos. Je te dis qu’en arrêtant de relier le “non” à ton ego tu peux obtenir dix fois plus que ce que tu as aujourd’hui dans une configuration de “vente”. J’insiste : dix fois plus.

Ma mise en garde

Si tu ne pratiques pas, ce livre sert à rien. On peut tous pratiquer car on a tous des situations de “vente” : la drague, le recrutement, la vraie vente, la négociation…

Mais le premier réflexe en reposant ce livre est de trouver des excuses pour ne pas essayer. C’est normal. D’ailleurs le livre suivant explique pourquoi.


#5 | The war of art

Pour comprendre que l’inspiration n’existe pas, qu’il faut suer pour créer

Temps de lecture : 1h29

Nombre de pages : 192

Je l’ai découvert grâce au (feu) podcast Nouvelle Ecole.

Si tu ne connais pas Nouvelle Ecole, file écouter :

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Je ne sais pas par où commencer. Tout est dit. Combiner “voler comme un artiste” avec “the war of art” donne un duo incroyable.

En vrai…pour la perfection il faut rajouter Perennial Seller qui parle de comment créer des oeuvres intemporelles.

Ce livre parle de la Résistance face à l’art. Je trouve le concept bien mieux nommé que “procrastination”. Car la “procrastination” est seulement la forme la plus visible de résistance. Donc la plus simple à combattre. Mais la résistance peut prendre des formes bien plus insidieuses : la fatigue, le sexe, la nourriture, le syndrome de l’imposteur…

Notre esprit met en place énormément de stratagèmes pour nous empêcher de nous asseoir sur la chaise et produire.

Ils sont analysés, un par un. Ce serait trop long de tout détailler mais je t’en partage un : “la résistance est bien plus forte pendant le dernier kilomètre”.

Le livre explique que la résistance est plus forte avant de commencer. Mais ça on sait. Ce que je ne savais pas en revanche c’était que le phénomène s’amplifie juste avant la fin. D’ailleurs je suis en plein dedans : j’ai fini 99% de mon livre. Je suis bloqué. Je dois envoyer des emails. Depuis 6 mois.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

Je me fais davantage violence pour poser mes fesses sur une chaise. C’est tout et c’est déjà énorme.

Ma mise en garde

Ne le prends pas en version française, elle est vraiment mal traduite.


Bonus : King Kong Théorie

Temps de lecture : 3h01

Nombre de pages : 192

C’est un des premiers livres qui m’est venu en tête quand j’ai eu cette idée. J’ai donc été très déçu de voir qu’Amazon estimait le temps de lecture à 3h01. Pourtant j’ai vraiment l’impression qu’il est court. Le voici donc en bonus.

Ce livre aussi me vient d’un rencard (décidément)

Mais là, carrément, elle est venue avec et me l’a offert. Pour s’excuser d’avoir annuler la fois d’avant. Le rêve. Se faire offrir des livres.

Pourquoi ce livre m’a profondément marqué ?

Wow. Dur de t’expliquer. C’est une claque. Un peu comme celle que m’a mis Booba vis-à-vis de la condition noire…

Sauf qu’ici c’est sur la condition féminine.

Lis-le. Même si tu n’es pas une femme.

C’est puissant. Perturbant. Remuant. Choquant.

Qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ma vie ?

Tout. C’est comme si on avait cassé la matrice. Quand je l’ai reposé je me suis dit “bof”. Car on me l’avait tellement vendu (dans Nouvelle École encore) mais il fallait le temps de digérer.

Ça m’a aussi permis de faire le parallèle (mais aussi le distinguo) entre l’expérience d’être une femme et celle d’être noir.

Ma mise en garde

Si tu as peur de la vulgarité, du gore (coucou Eloha ^^), tu ne vas pas supporter. Certains chapitres sont violents. Si tu es particulièrement sensible au sujet du viol, peut-être que tu dois t’abstenir de le lire.


Avant de partir…

Tu as aimé ? Abonne-toi à mes emails quotidiens si ce n’est pas déjà fait. Tu recevras gratuitement un email tous les matins de la semaine à 09h00.

Tu fait déjà partie des abonnés gratuits ? Viens par ici pour une explication de l’offre premium :

Explique-moi l'offre