De 2017 à 2024 j’ai fait un burnout tous les 4-6 mois, donc 2-3 par an. De manière assez systématique.
Je ne comprenais pas pourquoi. Je ne comprenais même pas que c’était des burnouts, d’ailleurs.
Donc, la chose numéro 0 à savoir aurait été : ce sont des burnouts autistiques.
Mais j’aurais voulu aussi savoir :
1 - Ce n’est pas à cause de la dernière goutte
J’étais persuadé d’identifier la raison pour laquelle j’étais en dépression. Le plus souvent quelque chose lié à une injustice à laquelle je n’avais pas pu réagir. Et je me disais que c’est ma colère qui se retournait contre moi.
Sauf que je passais à côté du fait que même si cet événement a fait déborder mon seau et que y’avait énormément d’eau (genre 60% de ma capacité totale), ça n’aurait pas débordé si le seau était vide.
Du coup, même avec cette explication, ça restait assez incompréhensible.
Cet été j’ai fait mon premier burnout depuis 2024. On m’a beaucoup demandé mais tu sais pourquoi ? En réalité je ne sais pas. Ou plutôt je sais que ce sont des facteurs multiples que je peux lister de manière non-exhaustive :
La ritaline
La canicule
La charge de travail que je me suis imposé juste avant les vacances
La découverte d’une punaise de lit chez moi
L’angoisse financière de la fin des allocations travail
Le validisme
2 - Aller bien sauf 3 mois sur 12 c’est pas aller bien
Quand je passais les tests, j’obtenais des scores du type : vous êtes dans les 2% des français·es les moins soumis aux émotions négatives.
C’était totalement faux. Sauf qu’en fait je me sentais à bloc pendant 9 mois, puis en dépression pendant 3. Mais je répondais aux tests quand j’étais dans ces 9 mois.
Depuis que j’ai découvert que j’étais autiste et que j’ai vécu la fameuse régression autistique je n’ai plus connu une seule journée où je suis bien à 95-100%. Avant, l’immense majorité de mes journées étaient comme ça. Puis ensuite les 3 mois à 0%.
Aujourd’hui je suis plutôt autour de 70-80%. Tout le temps. Parfois ça me frustre. Puis je me rappelle que 75% sur 12 mois c’est mathématiquement exactement comme 100% sur 9 mois et 0% sur 3 mois.
3 - J’allais au-delà de mes limites
On en a déjà parlé : je puisais en permanence dans ma batterie externe de secours sans savoir que c’était une batterie externe de secours. Pas beaucoup, hein ? Juste un peu chaque jour. J’utilisais 100% de ma batterie, puis 10% dans le stock de secours… jusqu’à ce que le stock se vide et c’est le burnout le temps de tout recharger.
Sauf que moi, j’avais l’impression d’utiliser ma batterie normale et que juste y’avait des pannes aléatoires (bon… qui tombaient toujours au même moment toutefois).
4 - J’avais des besoins que je ne soupçonnais pas
C’est le plus fou. Je n’y aurais jamais cru. J’arrêtais pas de dire mais ça changerait quoi de savoir que je suis autiste. J’ai eu un très fort intérêt pour le développement personnel, si bien que j’en ai écrit un livre entier ! Donc je me disais que je me connaissais déjà énormément.
J’étais très loin du compte. Oui, j’avais investi 10 fois plus de temps que la moyenne des gens pour m’auto-connaître, sauf que je jouais sur une carte 100 fois plus difficile parce qu’elle est méconnue.
5 - Le cycle est la capacité de la batterie externe
Ces fameux 4-6 mois m’ont toujours intrigué. Surtout que vraiment ça tombait :
En juillet (donc vers mon anniversaire)
En décembre (donc vers Noël)
Parfois en avril (j’avais pas d’explication donc c’est là que je cherchais l’explication de l’injustice)
Je me suis demandé si j’étais bipolaire. Puis j’ai fini par me dire dépressif chronique.
Aujourd’hui je le comprends comme : la vitesse à laquelle je puise dans la batterie externe.
L’idéal serait de ne plus puiser dedans.
Je n’y suis pas encore puisque j’ai refait un burnout après 2 ans. Mais ce qui est fou c’est que j’ai lu une autre autiste qui disait qu’elle était passée de tous les 6 mois à tous les 2 ans et que là, récemment, j’ai parlé encore à une autiste qui a eu exactement ça.
Ça n’est pas du tout scientifique mais ça m’interpelle. Pourquoi 2 ans ?
Gagne du temps en utilisant une méthode
Bon… bah moi j’ai pas eu accès à ma méthode pour faire tout ça. Par définition. Ça veut dire deux choses.
Tu peux y arriver sans méthode, je vais pas te vendre que t’as besoin de moi. C’est pas vrai. Si j’ai pas eu besoin de moi alors tu as pas besoin de moi.
J’ai été plus lentement car j’ai dû découvrir le chemin tout en conduisant la voiture. Et donc si ce que tu veux c’est aller plus vite, c’est là que je peux t’aider
Tu peux donc faire comme moi et passer des années à bricoler ton propre chemin en essayant de comprendre pourquoi ça recommence.
Ça peut marcher.
Ou tu peux utiliser le chemin que j’aurais aimé avoir.
Dans ANTI-SURCHAUFFE, tu vas :
partir de ton propre profil pour comprendre plus précisément ce qui t’épuise
repérer la surchauffe avant qu’elle déborde
choisir les aménagements à tester en priorité
construire ton plan pour les moments où tu arrives malgré tout à saturation
revendiquer tes besoins avec moins de culpabilité
Tu gardes l’accès aux vidéos sans limite de temps. Tu as aussi 30 jours pour essayer. Si tu réalises que la formation ne te convient pas, tu m’écris et je te rembourse sans te demander de te justifier.
Les inscriptions ferment ce soir à 23h59. Après, je ferme les portes et je ne sais pas encore quand je les rouvrirai.
Si tu veux que je t’aide à construire ce chemin, tu peux rejoindre ANTI-SURCHAUFFE maintenant.
