3 trucs que je t'ai cachés...

Je n'aurais pas dû te cacher ça.

J’ai une sensation d’inachevé avec cette semaine sur le Storytelling. J’ai eu peur de te spoiler en te résumant certaines méthodes. Donc je me suis concentré sur des concepts plus abstraits. Sauf ce matin où j’ai essayé de mettre en valeur les bénéfices concrets.

Mais je réalise que c’est une peur injustifiée. Si cette formation peut t’être utile, ce n’est pas te spoiler une méthode qui va t’empêcher de la prendre. Je vais donc te partager une astuce super rapide pour améliorer TOUTES tes histoires.

Tu as besoin de 3 mots

Si jamais je devais te dire un seul truc pour comprendre profondément comment on tisse une histoire c’est ça : utilise ces 3 mots de liaison (ou des variations) pour écrire ton récit.

Ces 3 mots sont : Donc, mais, pendant ce temps.

Je n’ai pas inventé cette astuce mais je ne me rappelle plus où je l’avais trouvée. Si quelqu’un a la source, n’hésitez pas à me la signaler.

C’est brillant. Parce que ça résume tout.

Premièrement, une histoire doit avoir une adversité, un conflit (sinon ce n’est plus une histoire) : c’est le rôle du “mais”.

Deuxièmelent, une histoire doit également s’enchaîner de manière causale. C’est ce qu’on appelle l’intrigue. Sans intrigue, ce n’est pas une bonne histoire. Si tout arrive par hasard on n’a pas le côté satisfaisant, on n’a pas de dénouement. C’est le rôle du “donc”.

Enfin, une histoire doit faire très attention à raconter les choses dans l’ordre le plus efficace. Ce n’est pas toujours l’ordre chronologique. C’est le rôle du “pendant ce temps”. Qui permet également de faire des respirations.

C’est le mot le moins important. Si tu retiens “mais” et “donc” c’est déjà 90% du chemin.

Garder ces liaisons à l’esprit permet d’éviter de tomber dans le piège de débutant : tout lier avec des “et” ou des “puis” ou des “ensuite”.

Exemple d’application #1

On va commencer par une présentation brève de mon parcours académique et professionnel. D’abord faite de manière fade. Et ensuite on épicera avec mais/donc/pendant ce temps :

J’ai fait une terminale S, puis une classe prépa Physique-Chimie qui prépare aux écoles d’ingénieur. Ensuite, j’ai été en école de commerce où j’ai rejoint l’incubateur de mon école pour créer une entreprise. C’était un cabinet de recrutement. Aujourd’hui, j’enseigne le recrutement dans une entreprise qui s’appelle LEDR.

Ce n’est pas une histoire : c’est une juxtaposition descriptive. Voilà maintenant comment je peux le convertir en histoire :

Après ma terminale S, j’hésitais entre prépa littéraire ou scientifique mais je n’ai pas rendu le dossier à temps pour la prépa littéraire. J’ai donc rejoint une prépa pour être ingénieur. J’aimais beaucoup ça mais j’ai découvert que les gens en école de commerce était mieux payés pour des postes qui me semblaient plus faciles et moins étroits.

Donc j’ai rejoint une école de commerce. Or, cette école avait un incubateur d’entreprises. J’ai donc pu lancer mon propre cabinet de recrutement. Mais je n’aimais pas vraiment recruter. Pendant ce temps, j’ai lancé un blog sur le recrutement. C’est ça (donc) qui m’a permis d’être repéré par LEDR. Aujourd’hui, j’y enseigne le recrutement.

Tu vois la différence ? D’un coup on comprend la logique des choses et les obstacles que j’ai rencontrés. Tu noteras que les mots de liaison m’ont obligé à étoffer l’histoire.

C’est mécanique : savoir que tu dois mettre des “mais” va te pousser à les chercher. Alors que ton cerveau a tendance à oublier les obstacles pour ne se rappeler que du résultat final. Sauf que, nous, on n’a pas vécu ton parcours, on a besoin de voir les obstacles pour comprendre.

Exemple d’application #2

Je vais maintenant te raconter l’histoire de l’entreprise où je travaille : LEDR.

L’entreprise s’appelait Link Humans, elle a été fondée en 2011. On formait des recruteurs à l’utilisation des réseaux sociaux comme LinkedIn. Je l’ai rejointe en septembre 2014. Un jour l’entreprise s’est scindée en deux. Je suis parti avec un fondateur. L’autre fondateur est parti avec les deux autres salariés.

C’est là qu’on a eu l’idée de lancer une formation en ligne.

De fil en aiguille on a fini par changer de nom en 2018 pour s’appeler LEDR (L’école du recrutement). D’ailleurs on a lancé une formation pour alternants, une vraie école, dans la foulée.

Voilà maintenant ce que ça donne avec les liaisons :

Laurent, le fondateur, était recruteur en Angleterre. Il a observé le bouillonnement que LinkedIn avait créé sur le marché. Il a donc lancé une entreprise (Link Humans UK) qui donnait des formations. Mais pour des raisons personnelles il a dû rentrer en France au bout de quelques mois.

Donc il s’est associé avec un autre français pour relancer la même entreprise (Link Humans FR). Pendant ce temps, Laurent voulait lancer des événements en plus des formations, il a donc importé un autre concept anglais : les non-conférences du recrutement.

Link Humans avait pas mal de visibilité dans le milieu avec notamment un blog. C’est via ce blog que j’ai contacté Laurent pour la première fois. J’ai fini par les rejoindre sauf que (mais) l’entreprise a explosé quelques mois après mon arrivée. Je suis alors (donc) parti avec Laurent et il m’a dit qu’il fallait qu’on lance un produit en ligne si on voulait survivre. Ce produit a super bien marché. Du coup (donc) on avait de l’argent pour financer d’autres produits.

Parenthèse : (pendant ce temps) je détestais le nom Link Humans, je trouvais que c’était vague, j’ai donc poussé en interne pour qu’on change et qu’on devienne L’école du recrutement.

Ça tombait bien puisque (donc) l’argent récolté grâce au produit en ligne nous permettait de financer une école en alternance.

Là encore, les mots de liaison m’ont obligé à partir du bon début et à étoffer correctement.

Utilise ces 3 mots et toutes tes histoires fonctionneront mieux

Voilà. Si je devais résumer en une seule leçon ce que tu peux apprendre dans ma formation sur le storytelling c’était ça.

Je te montre donc des outils comme celui-ci qui te permettent d’aller beaucoup plus vite et d’évaluer la qualité de ton histoire.

J’ai pris des années à découvrir ce genre d’outil mais ils se comprennent en quelques minutes. Le plus dur c’est de les découvrir.

C’est donc pour ça que je te propose un condensé dans ma dernière formation. Elle s’appelle : Storytelling. Utiliser la puissance de la narration dans toutes ses communications. Même les plus austères.

Dedans tu auras plein d’outils opérationnels et utilisables par n’importe qui, comme celui que je viens de te présenter. Donc tu pourras t’en servir même si tu n’as pas pour but de devenir une personne professionnelle de la narration.

Mais… il ne te reste moins de six heures pour y accéder au tarif de lancement. Ce soir, après minuit, le prix triplera.

C’est la dernière fois que je t’en parle : https://nicolasgalita.podia.com/storytelling?coupon=STORYTELLING-REGULAR

PS : si t’es premium, n’utilise pas ce lien. Va dans l’email de mardi pour bénéficier du tarif premium.